Asie : petit mieux à confirmer

Asie : petit mieux à confirmer©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 28 juin 2016 à 07h50

Le choc entraîné par la victoire du camp du Brexit au Royaume-Uni continue de résonner à travers les Bourses mondiales, même si les places de la zone Asie Pacifique tentent un rebond ce mardi... La Bourse de Tokyo, déjà dans le vert hier, remonte encore de 0,6%, Shanghai s'adjuge 0,10%, Séoul prend 0,4%, Singapour +0,7%, Jakarta rebondit de 0,5%, Bombay de 0,15%. En revanche, Hong Kong recule de 0,8% et Sydney glisse de 0,5%...
Côté devises, l'euro tente de se stabiliser sur les 1,1050/$, alors que la Livre est en légère hausse à 1,33/$ après une chute de 12% depuis le vote favorable au Brexit. La monnaie britannique reste proche malgré tout de ses plus bas niveaux depuis 31 ans...

Pétrole en berne

La volatilité, qui a flambé de près de 50% vendredi à Wall Street après l'annonce de la victoire du camp du Brexit, a quelque peu reculé, malgré un nouveau repli des indices boursiers. Sur les marchés obligataires américains, les cours ont une nouvelle fois progressé, faisant baisser fortement les taux. Le rendement du T-Bond à 10 ans, qui avait chuté vendredi de 17 points de base, a encore abandonné 11 pdb à 1,45%, son plus bas niveau depuis 4 ans. En Europe, c'est le Bund allemand qui a servi de valeur refuge. Le rendement du Bund à 10 ans est tombé de 7 pdb, inscrivant un nouveau plus bas historique, à -0,12%.

Les cours du pétrole restent orientés en baisse à 47$, après une chute de près de 5% vendredi, pour le contrat à terme d'août sur le baril de brut WTI, sur fond d'inquiétudes sur la croissance mondiale après le Brexit.

Les agences de notation s'attaquent à Londres

L'onde de choc du Brexit n'a cependant pas fini de s'étendre, alors que l'agence de notation Standard & Poor's a retiré lundi soir le Triple A de la dette à long terme de la Grande-Bretagne. La note a été réduite de deux crans, de "AAA" à "AA", et a été assortie d'une perspective négative (signifiant que la menace d'une nouvelle dégradation existe). Samedi, l'agence Moody's avait placé la note de Londres sous surveillance négative, mais n'avait pas abaissé sa note à ce stade, alors que Fitch a dégradé sa notation plus tard hier soir.
En attendant, les dirigeants britanniques semblent assez peu pressés de mettre en oeuvre le Brexit. Le Premier ministre David Cameron a confirmé qu'il n'activerait pas l'article 50 du traité de Lisbonne (qui permet d'activer la sortie d'un membre de l'UE) avant sa démission, qui ne devrait pas intervenir avant début septembre... Reste que l'incendie qui s'est déclaré dans le secteur bancaire européen menace de s'étendre aux maillons faibles financiers de l'Europe dont l'Italie, ce qui devrait motiver Bruxelles d'agir vite...

Conseil européen mardi et mercredi à Bruxelles

Pendant ce temps, à Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel a reçu lundi François Hollande et le président du conseil italien Matteo Renzi. Ils ont affirmé leur volonté d'apporter une réponse commune à la crise européenne engendrée par le Brexit, sans donner de détails, avant la tenue d'un Conseil européen, prévu mardi et mercredi à Bruxelles... François Hollande a appelé "ne pas perdre de temps" pour mettre en oeuvre le départ du Royaume-Uni de l'UE.
Cette semaine, les investisseurs surveilleront aussi de près les actions et déclarations en provenance des banques centrales, qui se sont déclarées prêtes à agir, seules ou de concert, pour stabiliser les marchés en cas de besoin. Les principaux banquiers centraux sont réunis jusqu'à mercredi à Sintra au Portugal, à l'invitation de la BCE. Une réunion prévue de longue date, mais qui prend un relief particulier dans le contexte du vote britannique en faveur du Brexit...

 
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