CGG : la spirale de l'endettement n'est pas encore enrayée

CGG : la spirale de l'endettement n'est pas encore enrayée

Entré en flotte en 2011, l'Oceanic Sirius est un sistership de l'Ocanic Vega.

Boursier.com, publié le vendredi 31 juillet 2015 à 11h46

CGG était la dernière entreprise du secteur de la sismologie à publier ses résultats. Le bureau d'études Canaccord Genuity n'en attendait donc pas grand-chose, après les indications déjà fournies par ses pairs. De fait, les chiffres sont proches des attentes, avec un chiffre d'affaires légèrement inférieur aux anticipations de la place, mais un résultat opérationnel proche de l'équilibre, comme prévu. Le management a décidé de réduire ses investissements de 50 millions de dollars supplémentaires, en réponse à un nouvel accroissement de 100 M$ de la dette au second trimestre. Il est cependant parvenu à négocier avec ses créanciers un allégement de ses covenants bancaires.

L'analyste Alex Brooks s'attend désormais à une sortie de trésorerie de l'ordre de 155 M$ cette année puis de 100 M$ en 2016, avant un retournement en 2017. "Mes prévisions actuelles laissent penser que CGG brisera ses nouveaux covenants au 4e trimestre de cette année, ce qui implique que le management a une vision bien plus optimiste de ses résultats du second semestre que moi", ajoute le spécialiste. Il voit deux explications possibles. D'une part le management dispose de leviers internes sur les coûts de la division marine. D'autre part les ventes multiclients du second semestre, que Brooks attend en baisse de 50% après le quatrième trimestre record de l'année dernière, qui pourraient être plus optimistes en interne.

Un bilan qui fait mal

Le représentant de Canaccord Genuity n'est pas tendre : il rappelle que le bilan de CGG est l'un des plus contestés du secteur, avec 12 années consécutives sans payer de dividendes, trois augmentations de capital et un accroissement de la dette de 100 M$ en 2004 à 2,5 Mds$ aujourd'hui. Il inscrit cependant au crédit du management actuel une bonne prise en compte de ces problèmes et la reconnaissance de l'échec de la stratégie de consolidation par acquisitions de la décennie précédente. Une stratégie, concède "pour être équitable" l'analyste à la décharge de CGG, que tous ses concurrents ont adoptée. Le principal problème de la société reste son endettement, comme l'a démontré l'échec d'une tentative de levée de fonds de 350 M$ il y a quelques jours, en dépit d'une rémunération proposée non loin de 10%.

Dans l'hypothèse où CGG survivrait sous sa forme actuelle et où le marché se redresserait après 2016, le dossier est incontestablement bon marché, estime Brooks, avec une forte génération de free cash-flow à compter de 2018 alors que la capitalisation n'atteint que 860 M$. "La question reste de savoir quelle sera la part des actionnaires actuels, ou si un acquéreur, je pense toujours qu'une fusion avec Technip a une logique industrielle, se dévoile", ajoute l'analyste, qui recommande de conserver les positions, même si va valorisation est encore abaissée de 6 à 5 euros.

Après les comptes publiés ce matin, CGG est en légère hausse de 1% à 4,475 euros à Paris. Les avis restent très partagés avec 4 avis positifs, 4 neutres et 7 négatifs sur les 15 bureaux d'études qui se sont prononcés depuis le 1er juillet. L'objectif de cours moyen se situe à 5,70 euros, mais avec un grand écart entre le plus pessimiste (3,30 euros) et le plus optimiste (10 euros) des analystes.

 
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