Dernières nouvelles d'Europe sur le mariage entre Peugeot et Opel

Dernières nouvelles d'Europe sur le mariage entre Peugeot et Opel

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Boursier.com, publié le lundi 20 février 2017 à 06h38

Le projet de rachat d'Opel par Groupe PSA est resté au cours du week-end l'un des principaux sujets traités par la presse économique européenne, en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni, où sont implantées une partie des usines du constructeur allemand. Sur 38.000 salariés au total, Opel en compte environ 19.000 outre-Rhin et sa filiale Vauxhall quelque 4.500 de l'autre côté de la Manche. Les autres usines sont implantées en Pologne et en Espagne. Le patron de PSA, Carlos Tavares, va rencontrer prochainement Theresa May à Londres pour évoquer son projet.

Une cure d'amaigrissement inévitable ?

Un rachat d'Opel, structurellement déficitaire, fait craindre des suppressions de postes. Les rumeurs laissent entendre que Tavares a promis à Berlin de conserver les quatre sites allemands, comme l'a indiqué hier le 'Bild am Sonntag'. Londres cherche évidemment des garanties, dans un contexte défavorable pour le gouvernement puisque le Brexit complique sa tâche. La conservation des sites ne signifie pas pour autant que tous les emplois seront préservés. Des informations obtenues par 'Reuters' laissent penser qu'une restructuration est au menu des discussions entre Peugeot et General Motors, avec Vauxhall en première ligne. Quant au 'Welt am Sonntag', il s'appuie sur une étude du Center Automotive Research pour affirmer que les 500 millions d'euros d'économies envisagées dans le cadre de la fusion ne pourront être obtenues qu'en supprimant un nombre important de postes. Le nombre de 6.250 est même cité, ce qui représenterait 16,5% des effectifs. L'édition dominicale du 'Bild' affirme que PSA va prendre des engagements d'investissement et de respect des accords en place jusqu'en 2020 sur les sites allemands, mais pourrait ne s'engager que jusqu'en 2018 sur l'emploi.

Quant à la valorisation d'Opel, elle pourrait avoisiner 2 milliards de dollars (1,88 milliard d'euros), a appris 'Bloomberg'. L'accord comprendrait environ 1 Md$ de liquidités et un montant identique de passif, mais les lignes peuvent encore bouger car les parties négociaient toujours, au cours du week-end, le poids des engagements de retraite, la valeur de la marque ou les synergies possibles. Le vendeur, comme l'acquéreur, espèrent aboutir à un cadre dès cette fin de semaine, ce qui permettrait au groupe français de communiquer en même temps que ses résultats 2016, prévus jeudi.

 
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