En cas de Brexit, Peugeot et Renault sont exposés, affirme Barclays

En cas de Brexit, Peugeot et Renault sont exposés, affirme Barclays

Nouvelle Peugeot 3008

Boursier.com, publié le vendredi 17 juin 2016 à 10h55

Dans le secteur automobile, qui aurait le plus à perdre en cas de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ? Les Français, répond Barclays au terme d'une analyse du marché outre-Manche. Le bureau d'études en profite pour indiquer que les indications qu'il fournit ne constituent pas son scénario central, puisqu'il pense que le pays restera au sein de l'union. Mais sait-on jamais...

Actuellement, le marché britannique de l'automobile se situe à un pic supérieur à 2,6 millions d'unités, après s'être redressé plus rapidement que les autres dans le sillage de la crise financière. Il affiche des caractéristiques à peu près identiques à celles du marché américain, c'est-à-dire une forte présence du leasing, une sensibilité importante aux taux d'intérêt et le fait qu'il a sans doute atteint un plateau. Il ne faut pas oublier aussi que c'est un marché favorable pour les constructeurs, car le mix-produit a tendance est supérieur à la moyenne des autres pays européens : à ce titre, les marques haut de gamme représentent 23,9% du marché, contre 17,8% en moyenne sur le vieux continent. Barclays a également noté que le pays dispose de la flotte de véhicules la plus jeune d'Europe puisqu'elle affiche en moyenne 7,7 années. Le marché est assez concurrentiel, les incitations représentent environ 18% des prix catalogues. Le numéro un local est sans surprise le groupe Volkswagen, avec 19% de parts de marché, tandis que le groupe européen le plus exposé est BMW, puisque 10,5% de son chiffre d'affaires est réalisé outre-Manche.

Après ce bilan, Barclays est en mesure d'affirmer que les constructeurs allemands sont adeptes des politiques de couverture de change à long terme, ce qui lisse l'impact de l'évolution du change dans les économies développées. Leurs homologues français ont moins recours à ce type de produit, si bien qu'ils pourraient être les plus exposées, en dépit d'un pourcentage de leurs ventes réalisé outre-Manche moins important que certains de leurs concurrents. C'est Peugeot qui décroche la palme de l'exposition, selon la modélisation de Barclays, qui juge qu'une évolution de 1% de la livre sterling a un impact de 1,6% sur le résultat opérationnel de la branche automobile, toutes choses égales par ailleurs, soit environ 30 millions d'euros. PSA affiche une part de marché de 8,5% au Royaume-Uni, ce qui en fait le numéro quatre local. La marque française réalise 8,1% de ses revenus mondiaux dans le pays. Le spécialiste signale en outre que Renault suit juste derrière son compatriote en matière d'exposition. La marque au losange affiche 4,3% de parts de marché mais 5,2% de son chiffre d'affaires total provient du Royaume-Uni. La sensibilité de son EBIT à la livre est estimée à 0,9%, soit environ 18 ME.

 
0 commentaire - En cas de Brexit, Peugeot et Renault sont exposés, affirme Barclays
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]