Encore un millésime compliqué pour Publicis

Encore un millésime compliqué pour Publicis©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 09 février 2017 à 07h43

Publicis a connu une fin d'exercice 2016 compliquée avec une décroissance organique marquée au 4ème trimestre. Le groupe a sans doute souhaité "charger la barque" avant la prise de recul de l'emblématique Maurice Lévy, pour que son successeur reparte sur de bonnes bases. Une grosse dépréciation comptable fait virer les comptes au rouge. Le management se fait de surcroît prudent pour le premier semestre... Pas vraiment enthousiasmant !

Croissance organique minimaliste en 2016

L'exercice 2016 se solde par une progression du revenu de 1,4% à 9,73 milliards d'euros. La croissance organique de la période s'établit à 0,7%. La marge opérationnelle, en hausse de 2% à 1,516 MdE, représente 15,6% de l'activité. Le dernier trimestre de l'exercice s'est révélé médiocre, avec une décroissance organique de -2,5%. Une dépréciation pèse lourdement sur le résultat net, déficitaire de -527 ME. Le bénéfice net courant par action atteint cependant 4,46 euros et progresse de 1,6% si l'on exclut cet exceptionnel. Le cash-flow libre avant variation du besoin en fonds de roulement croît de 14,9% à 1,26 MdE. Un dividende en hausse de 16% à 1,85 euro sera proposé aux actionnaires.

Razorfish très décevant

"Ces résultats ont été réalisés dans un contexte de croissance organique très modeste, imputable au recul marqué de nos activités aux Etats-Unis dû pour l'essentiel aux pertes de budget media de 2015 et du début 2016 ainsi qu'aux difficultés de Razorfish", rappelle le président Maurice Lévy. Le groupe a déprécié Publicis.Sapient à hauteur de 1,39 MdE, ce qui explique le rouge vif du résultat net. Au 4ème trimestre, la décroissance organique s'explique par l'impact des pertes de budgets de 2015 et début 2016 et la fin de certains projets numériques chez Razorfish. En outre, la base de comparaison était élevée aux Etats-Unis, provoquant un effet de ciseau avec une fin d'année nettement moins porteuse que ce que prévoyait le groupe.

Le plan de transformation continue à être déployé. Le premier semestre de 2017 subira encore l'impact de certaines pertes de budgets et des difficultés de Razorfish, mais les effets s'estomperont progressivement avec la montée en charge des gains de budgets. Le plan 2018 devrait pouvoir se dérouler normalement, assure Publicis.

 
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