L'Etat prêt à alléger les positions sur Peugeot et Renault ?

L'Etat prêt à alléger les positions sur Peugeot et Renault ?

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Boursier.com, publié le mardi 17 mai 2016 à 07h57

C'est ce que l'on appelle un secret de polichinelle. Le Commissaire aux participations de l'État, Martin Vial, a confirmé dans un entretien accordé au quotidien 'Les Échos' que des participations cotées appartenant à la puissance publique seront utilisées pour financer le sauvetage du secteur énergétique français, puisque le gouvernement doit trouver 3 milliards d'euros pour EDF et 4 milliards d'euros pour Areva.

Alors évidemment, le portefeuille coté de l'État fait grise mine depuis plusieurs trimestres, mais c'est encore là encore à cause du secteur énergétique. Le Commissaire souligne d'ailleurs que le reste des participations affiche une performance "très supérieure" à celle du CAC40. Comme n'importe quel gestionnaire, l'État subit de plein fouet la mutation en cours dans le domaine de l'énergie, plus encore parce qu'il est très exposé à EDF, Engie ou Areva, dont les capitalisations ont fondu de plusieurs dizaines de milliards d'euros ces dernières années.

Peugeot en pôle

Ce qui intéresse le plus les investisseurs, c'est maintenant de savoir quelles sont les sociétés qui vont alimenter les besoins en financement de Bercy, car un afflux de papier pèsera nécessairement sur les cours. Pour une partie d'entre elles, les actionnaires n'auront pas de souci à se faire : les capitaux proviendront de la vente des aéroports de Nice et de Lyon, dont les futurs propriétaires devraient être connus d'ici au mois d'août, souligne Martin Vial. Pour le reste, ce dernier rappelle avoir "toujours dit" que l'APE a vocation à céder les titres Renault acquis au printemps 2015. "Nous réaliserons d'autres cessions sur le portefeuille coté", ajoute-t-il dans les colonnes du quotidien économique, avant de refuser d'en dire plus sur l'identité des autres candidats possibles, pour éviter de peser sur les cours en amont des cessions. Si la marge de manoeuvre sur Orange apparaît assez modeste au regard de la volonté publique de conserver sa minorité de blocage, c'est surtout vers Peugeot que les regards se tournent désormais, car l'investissement est en forte plus-value. Pour 'Les Echos', il ne fait guère de doute que c'est avec le constructeur que l'État valoriserait le mieux son patrimoine.

Le portefeuille coté de l'APE ressort proche de 60 MdsE actuellement. En dépit des déboires du secteur énergétique, les deux plus grosses lignes détenues sont toujours EDF (18,5 MdsE) et Engie (10,5 MdsE). Mais les dossiers les plus prolifiques en matière boursière sont ailleurs, notamment du côté de Thales, Safran, ou Airbus, même si dans le cas du groupe franco-allemand, les accords capitalistiques existants avec Berlin rendent compliqué tout mouvement. Les autres lignes du portefeuille sont composées d'Aéroports de Paris, Air France KLM, CNP Assurances et Dexia. La France dispose aussi d'autres participations dont la philosophie est différente, détenues via Bpifrance, dont l'APE détient 50% aux côtés de la CDC.

 
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