La Banque d'Angleterre met à nouveau en garde contre le Brexit

La Banque d'Angleterre met à nouveau en garde contre le Brexit©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 16 juin 2016 à 13h32

La décision n'a pas surpris : la Banque d'Angleterre a, à la mi-journée, maintenu le statu quo sur ses taux directeurs et sur son programme de rachat d'actifs. Le vote a été unanime, à neuf fois contre zéro, pour la conservation d'un taux bancaire de 0,5%. L'institution n'a pu faire autrement que d'aborder une nouvelle fois le sujet du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. "Il est de plus en plus probables que, dans l'hypothèse où le Royaume-Uni voterait en faveur d'un départ de l'Union européenne, le taux de change de la livre sterling chuterait davantage, peut-être fortement", a expliqué la banque centrale en marge de l'annonce de sa décision sur les taux. Cette tendance serait conforme aux fondamentaux qui sous-tendent le taux de change, en particulier une dégradation des termes de l'échange, une baisse de la productivité et une prime de risque plus élevée. De surcroît, les taux d'intérêt court terme britanniques et la mesure des coûts de financement des banques du pays semblent avoir été nettement influencés par les sondages d'opinion concernant le référendum, poursuit la Banque d'Angleterre. Ces effets sont aussi devenus évidents sur les actifs non libellés en livres sterling, dans la mesure où les contrats de marché mettent l'essentiel de la détérioration du sentiment concernant le risque global sur l'incertitude créée par l'issue du référendum. Il s'agit d'ailleurs du risque le plus rapproché auquel fait face le marché financier britannique, voire même les marchés financiers globaux, pour la banque.

La BoE a également réitéré ce qu'elle avait dit lors de sa précédente réunion. Un vote en faveur du Brexit risque de peser lourd dans les perspectives de production et d'inflation, et par conséquent sur la politique monétaire. Il pourrait avoir pour conséquence de décaler la consommation des ménages et l'investissement des entreprises, ce qui provoquerait par ricochet une hausse du chômage. Via les marchés financiers et les indicateurs de confiance, il y aurait également un risque de déstabilisation de l'économie globale. Si le scénario de la sortie se confirmait, les projections intégrées dans le rapport de mai de l'institution deviendraient caduques, car le rythme de croissance risque de se réduire et l'inflation de s'accélérer. Le comité de politique monétaire réaffirme qu'il sera prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour ancrer l'inflation si les britanniques sortaient de l'union européenne.

 
2 commentaires - La Banque d'Angleterre met à nouveau en garde contre le Brexit
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    jaimepalestripes -

    la city doit rigolée avec tous ce remus ménage sur un referendum de sortie de l' ue.
    ils feront comme sarko, pour le bien des banques, on reste, si si, on reste.

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    GrougaldeslAlpages -

    Une excellente nouvelle venant d' un pays la Suisse qui n'est pas un Débutant en Matiere d Économie.
    Les Anglais devraient s' en inspirer...
    Quand a nous il faudra attendre 2017 pour en sortir...et retrouver notre Richesse d' Avant Sarkosie et le traité de Lisbonne
    signé dans le dos des Français

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