La fête est finie pour Peugeot, selon Berenberg

La fête est finie pour Peugeot, selon Berenberg

Tavares, PSA

Boursier.com, publié le mardi 22 novembre 2016 à 10h37

Pour Berenberg, la belle histoire boursière de Peugeot commence à s'essouffler. Le bureau d'études a repris ce matin le suivi sur une recommandation à la vente et un objectif de cours de 11,50 euros, qui est inférieur aux niveaux actuels, proches de 14 euros. "Le supercycle européen combiné aux économies réalisées sur les matières premières a dernièrement fourni le scénario parfait pour une augmentation des marges au-delà des attentes", explique l'analyste Alexander Haissl. Mais avec une structure de coûts qui semble proche de la perfection, la progression des résultats est désormais beaucoup plus dépendante des dynamiques de marché, que ce soit au niveau du prix ou des volumes. Le spécialiste a calculé que le constructeur a réduit ses coûts par employé en France d'environ 4% depuis 2012, alors que dans le même temps Renault était confronté un accroissement de 6%. La situation semble difficilement tenable si bien que la hausse des coûts pourrait faire sa réapparition, après une période de déflation liée notamment à des accords salariaux favorables. Il juge aussi que les marges automobiles ont profité de l'accord dans les financements signé avec Santander : une bonne chose car les marges seront structurellement plus importantes, mais l'effet de dynamique va avoir tendance à disparaître.

Pour Berenberg, les multiples de valorisation risquent de se dégrader, car le consensus reste exagérément optimiste sur la résistance des marges. Peugeot est en effet un acteur qui reste très lié au cycle européen, dont la robustesse est, selon le bureau d'études, surestimée. Il table d'ailleurs sur une baisse des volumes de 2% l'année prochaine et de 4% l'année suivante pour les immatriculations du vieux continent.

Globalement, l'équipe de recherche est assez prudente sur les constructeurs. Sur les dix dossiers qu'elle suit désormais, seul Ferrari est suivi à l'achat avec un objectif à 65 euros. La recommandation est à "conserver" sur BMW, Renault, Fiat Chrysler et Tesla, et à la vente sur Daimler, Volkswagen, General Motors, Ford et donc Peugeot. Chez les équipementiers, la prudence est aussi de mise, puisque Berenberg recommande de conserver Valeo, Delphi et Schaeffler et de vendre Continental, Michelin et BorgWarner. Il est en revanche acheteur de Goodyear et Nokian Renkaat.

 
3 commentaires - La fête est finie pour Peugeot, selon Berenberg
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    SOIXANTANT -

    des que fillon aura tenu ses promesses,c est a dire casser le pouvoir d achat des retraites et des fonctionnaires, meilleurs clients
    de Peugeot ,l entreprise sera bradée et partira totalement a l etranger .

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    pastouatis -

    quand on voie qu'ils ont virer les vieux qui avaient des gros salaire en plus d'une grosse prime pour prendre des jeunes payé au Smic, c'est pas eux qui achèteront de la Peugeot.

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    Jean-louis -

    IL y a des voitures plein les rues, en plus le pouvoir d'achat des ménages ne cesse de baisser alors beaucoup de sans-dents préfèrent acheter des voitures d'occasions...Ce n'est pas en baissant le pouvoir d'achat des gens que l'industrie automobile redeviendra fleurissante.. et en plus il y a la concurrence des autres pays .Le Français ne pense plus qu'à eux et deviennent égoïste et individualistes...DE LA FAUTE A QUI ???

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    jpv -

    Pour trouver des voitures d'occasion , il faut en vendre des neuves , et lorsque le marché d'occasion n'a plus de voitures et bien ils sont aussi chères que les neuves

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