Le pétrole coule à pic sur les marchés

Le pétrole coule à pic sur les marchés©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 05 mai 2017 à 06h01

Tous les efforts de l'Opep et ses alliés pour réduire leur production pétrolière et soutenir les cours de l'or noir semblent désormais réduits à néant. Le cours du baril de brut léger américain WTI a ainsi plongé jeudi de 4,8%, pour finir à 45,52$ (contrat à terme de juin sur le Nymex), retombant à son niveau précédant l'accord du 30 novembre 2016 à l'Opep. Le baril de Brent de la Mer du Nord cotait pour sa part 48,27$ (-4,96%) au moment de la clôture du Nymex, passant sous la barre des 50$ pour la première fois depuis le 29 novembre 2016. Ce matin, la purge se poursuit : le Brent pour livraison juillet cote autour de 47$ tandis que le WTI évolue à 44,10$ pour l'échéance de juin (44,52$ pour l'échéance de juillet).

Le 30 novembre dernier, l'Opep avait décidé d'une baisse de sa production de 1,2 million de barils par jour, suivi le 11 décembre par d'autres pays, dont la Russie, qui ont porté la baisse à environ 1,8 mbj sur le premier semestre 2017. Dans un premier temps, ces annonces avaient fait bondir le baril de brut WTI de près de 20%, lui faisant franchir le seuil des 54$ le 21 février dernier.

La production américaine remonte en flèche

Mais plus les semaines passent et plus il apparaît que ces réductions de production, bien que mises en oeuvre avec discipline, sont contrecarrées par l'importance de stocks mondiaux de brut, et surtout, par la hausse rapide de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

Dans ces conditions, les chances de l'Arabie saoudite, membre le plus influent de l'Opep, d'éponger les excédents sur les marchés mondiaux, et de faire remonter les cours vers la barre des 60$, semblent désormais presque nulles. Les accords actuels entre l'Opep et ses alliés devraient cependant être prolongés au second semestre, estiment les analystes. Mais ces derniers doutent de l'efficacité de ces mesures, à moins que les coupes ne soient revues nettement à la hausse, une hypothèse jugée improbable.

Mercredi, l'agence américaine de l'Energie (EIA) a annoncé que la production de pétrole des Etats-Unis avait augmenté à 9,29 millions de barils par jour la semaine dernière, son plus haut niveau depuis août 2015.

Les valeurs pétrolières en berne à Wall Street

Vendredi 28 avril, la firme parapétrolière Baker Hugues a fait état d'une nouvelle hausse du nombre de forages en exploitation aux Etats-Unis, pour la 15ème semaine consécutive, à 697 forages (+9 pour la semaine achevée le 28 avril). Le nombre de puits en activité est désormais remonté au plus haut depuis deux ans, à la fin avril 2015.

A la Bourse de New York, les valeurs pétrolières étaient à la peine, jeudi. L'indice S&P Oil & Gas Exploration and Production chutait de plus de 3% en séance. Les groupes pétroliers ont pourtant nettement amélioré leurs résultats financiers au 1er trimestre grâce au rebond des cours du brut en début d'année, mais cette tendance pourrait ne pas se confirmer au 2ème trimestre si les cours évoluent durablement autour de 45$.

Parmi les poids-lourds du secteur, ExxonMobil cédait 1,5%, Chevron 2,2%, ConocoPhillips 2,1%, Schlumberger 0,8%, Baker Hugues 2,1%, Halliburton 1,4% et Transocean abandonnait 3,5%.

 
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