Marchés / bilan hebdomadaire : "short squeeze" massif et gros rebond du CAC40

Marchés / bilan hebdomadaire : "short squeeze" massif et gros rebond du CAC40©Boursier.com
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Boursier.com, publié le vendredi 19 février 2016 à 17h45

La semaine boursière aura été une fois encore particulièrement mouvementée. Le bilan est cette fois largement positif sur cinq séances. Ce rebond s'explique par un "short squeeze" massif sur les marchés financiers, autrement dit un retournement haussier entrainant des rachats particulièrement significatifs de positions de vente à découvert. Ces positions de vente étaient particulièrement conséquentes sur les marchés, mais aussi sur les matières premières et en particulier le pétrole, obsession du moment pour les opérateurs.

On ne peut donc pas dire que ce rebond traduise le retour d'une franche sérénité des investisseurs. Il s'agit plutôt, pour l'heure, d'un sursaut technique alimenté par des rachats de positions vendeuses et quelques prises de positions opportunistes.

Le CAC reprend près de 6% sur la semaine

Le CAC40, indice phare parisien, a regagné 5,7% sur l'ensemble de la semaine. Il clôture ce vendredi en léger repli de 0,4% à 4.223 pts, mais son bilan hebdomadaire demeure donc flatteur.

Le signal avait été donné le vendredi 12 février au soir par une flambée vertigineuse des cours du brut, qui avaient pris appui sur des planchers de 13 ans (à environ 26$ le baril sur le WTI). Le fait est que tout en restant extrêmement volatils par la suite, les cours du brut sont parvenus à conserver l'essentiel de leur avance cette semaine. Ils consolident certes lourdement ce vendredi, mais le WTI s'affiche maintenant proche des 32$, alors que le Brent évolue dans la zone des 33$.

Mario en renfort

L'autre élément moteur de la semaine aura sans doute été l'intervention devant le Parlement européen du président de la BCE, Mario Draghi. Draghi s'est une nouvelle fois dit prêt à assouplir davantage sa politique monétaire le mois prochain si les turbulences sur les marchés financiers ou la faiblesse des prix de l'énergie contribuaient à réduire les anticipations d'inflation dans la zone euro...

"Afin de rendre la zone euro plus résistante, la contribution de tous est nécessaire. La BCE est prête à faire sa part. Comme nous l'avons annoncé à la fin de notre dernière réunion en janvier, le Conseil examinera et reverra potentiellement sa politique monétaire au début du mois de mars", a précisé Mario Draghi en début de semaine.

Il a cependant démenti une rumeur selon laquelle la BCE pourrait racheter des créances douteuses qui plombent le bilan des banques italiennes, dont les difficultés ont contribué à la chute du secteur bancaire en Bourses ces dernières semaines.

Le banquier central a ainsi exclu tout achat direct de créances par la BCE, mais il a estimé que l'institution pourrait en revanche accorder aux banques italiennes des liquidités en échange de telles créances, sous certaines conditions, notamment qu'elles soient titrisées (transformées en titres, en "ABS", ou Asset Backed Securities). Les banques italiennes rejoindraient ainsi leurs homologues grecques, qui peuvent déposer certains titres de qualité moindre à la BCE pour obtenir des liquidités.

Le pétrole, encore et toujours élément moteur

Mardi, l'annonce d'un accord entre l'Arabie saoudite, la Russie, le Venezuela et le Qatar pour geler la production à ses niveaux de janvier, a été reçue de manière plutôt froide par les marchés, qui attendaient un accord plus franc et une possible réduction de la production.

Un prix du pétrole bas n'est pas positif pour le monde selon Mohammad bin Saleh al-Sada, le ministre qatari du pétrole. L'Emirat aura pour charge de surveiller que l'accord est bien respecté. Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie, le Royaume a produit 10,2 millions de barils par jour un janvier, un niveau proche du pic de 10,5 mbj atteint en juin 2015. La Russie a de son côté produit 10,9 mbj le mois dernier, un niveau record.

Un simple gel de l'exploitation ne devrait quoi qu'il en soit pas permettre au marché de retrouver un certain équilibre entre offre et demande avant de longs mois.

Par ailleurs, d'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé jeudi par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 2,1 millions de barils lors de la semaine close au 12 février, à 504,1 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux progressé de 3 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont augmenté de 1,4 million de barils.

Quelques statistiques européennes étaient par ailleurs à suivre cette semaine, qui n'offraient cependant pas de surprises considérables.

L'indice des prix à la consommation en France, dévoilé jeudi, a reculé de 1% en janvier après une hausse de 0,2% le mois précédent. Une évolution en ligne avec les attentes. Corrigé des variations saisonnières, l'IPC se replie de 0,2% après une stabilité en décembre. Sur un an, il croît de 0,2%, comme le mois précédent, précise l'Insee.

La confiance des milieux financiers allemands s'est redressée en février, pouvait-on par ailleurs apprendre mardi. L'indice ZEW est ressorti à 1 point (consensus 0) après 10,2 le mois précédent. L'indice relatif à la situation actuelle s'est établi à 52,3, en repli de 7,4 points par rapport à janvier. L'indice ZEW est compilé chaque mois auprès d'environ 350 experts financiers. Il représente la différence entre la portion d'analystes optimistes et la portion d'analystes pessimistes pour le développement économique allemand à 6 mois.

Les chiffres britanniques de l'emploi ont été publiés en milieu de semaine. Le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 14.800 en janvier au Royaume-Uni, contre une baisse de 3.000 attendue par le consensus. Le taux de chômage est en revanche resté stable, à 5,1%, sur le trimestre clos fin décembre, là où les économistes tablaient sur un recul à 5%. Le salaire hebdomadaire moyen affiche une hausse de 1,9% sur la période, contre +2% précédemment. Hors bonus, la progression atteint 2%.

Les ventes de détail britanniques ont quant à elles fortement progressé en janvier, selon les chiffres du jour, avec une hausse de 2,3% en glissement mensuel, alors que le consensus ne visait que 0,8%. Sur un an, elles sont en hausse de 5,2% (il s'agit de la 33ème progression annuelle consécutive).

LES VALEURS

Ubisoft (+23% sur la semaine). Jefferies a relevé ce jour de 30 à 34 euros son objectif de cours sur Ubisoft, en réitérant sa recommandation à l'achat, après la présentation stratégique des objectifs 2019 de l'éditeur de jeux vidéo hier jeudi. L'analyste souligne que la société s'est engagée sur des objectifs ambitieux, en utilisant les ingrédients de ses grands rivaux, c'est-à-dire le recentrage sur un nombre de titres moins importants mais plus prometteurs, notamment dans le jeu multijoueurs qui doit permettre d'améliorer les marges.

Ubisoft a également été porté par les spéculations, puisque Vivendi vient de proposer une OPA à 6 euros par action sur Gameloft, autre société de la 'galaxie Guillemot'. Le groupe de Vincent Bolloré détient 30,01% du capital et 26,72% des droits de vote de Gameloft. En face, la famille Guillemot, qui souhaite l'indépendance du spécialiste des jeux sur mobiles, n'a que 18,99% du capital mais 27,26% des droits de vote, par le biais de droits de vote double.

Air France-KLM (+22% sur cinq jours). Le groupe a publié des résultats annuels en nette amélioration et supérieurs aux attentes des analystes. Le transporteur a réalisé l'an dernier un Ebitda de 2,447 milliards d'euros, en hausse de 858 millions d'euros, et de 576 ME à données comparables, pour un chiffre d`affaires de 26,1 milliards d`euros, en progression de de 4,6%, mais en recul de 3,2% à données comparables. Le résultat d`exploitation ressort à 816 ME, contre un résultat négatif de 129 ME en 2014 (+698 ME à périmètre comparable). Enfin, le résultat net, part du groupe atteint 118 millions d`euros contre -225 ME un an plus tôt.

Le consensus, fourni par la compagnie elle-même attendait un résultat net négatif à hauteur de 113 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 25,866 MdsE, selon la médiane des prévisions des analystes. Le résultat opérationnel était anticipé à 647 ME et l'Ebitda à 2,343 MdsE.

Valeo (+19% cette semaine). Le groupe a publié hier soir de solides résultats 2015. L'équipementier automobile, qui a annoncé que son directeur général Jacques Aschenbroich cumulera à l'avenir les fonctions de président et directeur général, en a profité pour annoncer que sa marge opérationnelle va poursuivre son ascension et que son chiffre d'affaires affichera une forte croissance.

Pour Oddo, il convient de rester à l'achat en visant un cours de 156 euros après ces résultats supérieurs aux attentes, avec la confirmation d'une croissance soutenue en 2016. "L'accélération au T4 est nette avec une croissance organique de 12% soit une surperformance de 8 points. Les résultats sont supérieurs aux attentes avec une hausse de 22% du ROC, soit une MopC de 7,7% (+50pb) avec une performance remarquable au S2"... Exane, enfin, vise désormais un cours de 116 euros revu en hausse, tout en demeurant à "sous-performance".

Adocia (+19% sur cinq séances) a profité cette semaine de la reprise boursière du secteur biotechnologique, mais aussi de la publication de ses résultats 2015. Les chiffres annuels n'ont pas réservé de surprises particulières, tant au niveau du chiffre d'affaires que de la réserve de trésorerie.

"Adocia dispose de bien plus de deux ans de visibilité", explique ce matin Eric Le Bérigaud, de Bryan Garnier, d'autant que le laboratoire devrait recevoir de nouveaux paiements d'étapes de la part d'Eli Lilly sur la période, et que d'autres partenariats pourraient voir le jour. "Honnêtement, l'environnement dans le milieu de l'insuline est si mouvant qu'il n'est pas facile de savoir comment tout cela va évoluer dans le temps, mais Adocia devrait être capable de finaliser un accord sous 12 mois", ajoute l'analyste. La recommandation à l'achat est confortée, assortie d'une valorisation de 113 euros par action.

Adocia reste une valeur fétiche des bureaux d'études qui suivent le secteur, puisqu'elle affiche cinq recommandations positives sur cinq avis et un objectif de cours moyen de 97,33 euros.

Rexel (+17% sur cinq jours), qui était tombé la semaine dernière au plus bas depuis 2009 en bourse, a connu un sursaut technique cette semaine. Le récent point annuel du groupe continue d'alimenter un flux nourri de commentaires parmi les analystes... Kepler Cheuvreux a réduit son cours cible à 13,50 euros, en restant malgré tout à l'achat sur le dossier.

Oddo Securities venait aussi de couper son objectif de cours sur la valeur, visant désormais 9 euros, contre 12 euros précédemment. Toujours "neutre" sur le dossier, le bureau de recherche entrevoit des perspectives maussades pour le groupe : "2016 s'annonce globalement aussi difficile que 2015, sans une amorce de reprise", commente-t-il. Pour étayer son pessimisme, Oddo évoque pêle-mêle l'exposition du groupe au secteur Pétrole & Gaz, le ralentissement chinois, la conjoncture contrastée en Europe et la baisse du prix du cuivre.

Le plan 2020 présenté par le management de Rexel n'incite pas davantage l'intermédiaire à l'optimisme, alors que la croissance organique de Rexel restera faible à 1-2% par an, combinée à une modeste amélioration des marges...

Renault (+16% sur la semaine). Nomura apprécie toujours le titre Renault, qu'il recommande à ses clients d'acheter, même s'il a ramené de 106,20 à 101,40 euros son objectif de cours sur le constructeur automobile. Les résultats publiés par la société ont été marqués par une forte croissance organique, qui devrait perdurer sur l'exercice en cours, mais aussi par les déboires du marché russe, qui ont conduit à une sévère dépréciation dans les comptes.

Le bureau d'études développe une théorie intéressante : Renault dispose désormais d'un bilan solide et d'un joli tas de cash. Compte tenu du reflux du titre en bourse, c'est le moment de lancer un programme de rachat d'actions, prône-t-il dans une note publiée cette semaine. Le groupe pourrait utiliser 500 millions d'euros, ce qui aurait un effet relutif de 2,4% sur son bénéfice par action et relancerait l'intérêt pour le titre.

Faurecia (+15% sur cinq jours) remonte cette semaine. Nomura vise désormais un cours de 41,40 euros en conseillant d'acheter le titre. La publication des comptes du groupe avait été sanctionnée par le marché la semaine passée, "en raison d'une guidance conservatrice sur les revenus (mais supérieure sur le résultat) et surtout d'un contexte de marché très défavorable à l'automobile et aux valeurs cycliques" a expliqué Natixis qui vise malgré tout un cours de 40 euros sur le dossier.

Innate Pharma (+15% sur cinq séances) a aussi bénéficié de la tendance sectorielle. Le groupe "biotech" a bouclé l'année 2015 avec une trésorerie (équivalents de trésorerie et actifs financiers compris) de 273,7 millions d`euros contre 69,2 ME au 31 décembre 2014, à la suite de l`encaissement le 30 juin 2015 du paiement initial de 250 M$ relatif à l`accord de co-développement et de commercialisation signé le 24 avril 2015 avec AstraZeneca. Les produits opérationnels s`élevant à 25,1 ME (contre 7,6 ME fin 2014) provenant principalement des accords de collaboration et de licence (17,9 ME) et du crédit impôt recherche (7 ME). Le résultat opérationnel est négatif à hauteur de 10,7 ME et le résultat net est déficitaire, à -6,7 ME, contre -19,65 ME un an plus tôt.

Crédit Agricole (+15% sur la semaine) a progressé spectaculairement cette semaine, après avoir publié des résultats en amélioration, et détaillé la perspective d'une simplification très attendue de l'organisation du groupe qui va susciter l'intérêt des investisseurs... La filiale cotée du groupe, Crédit Agricole SA, a amélioré de 27,5% son bénéfice net au cours du quatrième trimestre 2015, à 882 millions d'euros, au-delà du consensus Bloomberg (707 ME). Cela permet aux résultats annuels d'atteindre 3,51 milliards d'euros, en hausse de 50%. Un dividende de 0,60 euro sera proposé aux actionnaires, après 0,35 euro au titre de 2014. Le ratio CET1 non phasé s`établit à 10,7% à fin décembre 2015, soit 30 points de base de plus en un an.

AccorHotels (+15% sur cinq jours). Des résultats 2015 solides pour Oddo... Une publication encourageante pour Natixis. Les analystes sont globalement satisfaits de la publication annuelle d'AccorHotels, marquée par des résultats en amélioration et un dividende d'un euro par action. La stratégie de l'entreprise continue de porter ses fruits malgré un environnement plus incertain, estime Oddo. Le groupe se traite sous sa moyenne historique malgré de meilleurs fondamentaux et avec FRHI consolidé sur 6 mois seulement. Le broker est à l'"achat" sur le dossier avec un cours cible de 44 euros.

AccorHotels a publié de solides résultats 2015, avec un EBIT dans le milieu de fourchette de sa guidance malgré l'impact des attentats de Paris en novembre dernier, affirme Natixis. La valeur brute des actifs d'HotelInvest à fin décembre 2015 ressort à 6,9 MdsE, en hausse par rapport à l'update donné en juin à 6,7 MdsE. Les commentaires pour 2016 sont encourageants alors que le groupe souhaite améliorer significativement ses performances opérationnelles et financières, ajoute la banque, à l'"achat" sur la valeur. L'objectif est fixé à 48 euros.

Vallourec (+14% sur cinq séances) s'est reprise cette semaine avec le secteur. Le groupe a vu son chiffre d'affaires 2015 tomber à 3,8 milliards d'euros, en baisse de 33,3% (-35,8% à taux de change constants), en raison d'un effet volume fortement négatif (-39,3%) notamment sur le marché Pétrole et Gaz, et ce malgré des effets de change (+2,5%) et des effets prix/mix produits (+3,5%) positifs.

Le résultat brut d'exploitation s'est établi à -77 millions d'euros en 2015, en baisse de 932 millions d'euros par rapport à 2014. Malgré un taux élevé d'adaptation des coûts variables et une réduction des coûts fixes industriels, la marge industrielle a été affectée par la sous-absorption des frais fixes liée à l'importante sous-charge des usines. Les coûts administratifs, commerciaux et de recherche (SG&A) ont quand même été réduits de 9,7% à 513 millions d'euros en 2015, et de 17,7% au quatrième trimestre 2015 par rapport au quatrième trimestre 2014. Le résultat d'exploitation est ressorti en perte de 838 millions d'euros. Des dépréciations d'actifs ont été comptabilisées pour un montant total de 296 millions d'euros, dont 163 millions d'euros liés au Plan Valens. Le résultat net, part du groupe est une perte de 865 millions d'euros en 2015, par rapport à une perte de 924 millions d'euros en 2014.

Oddo parle d'Annus horribilis en restant à "Alléger" et en visant un cours de 3,5 euros à la suite de ces résultats sans surprise avec une dégradation de la profitabilité au fil des trimestres et aucune amélioration à court terme... "La mise en oeuvre du plan de restructuration passe par un renforcement des fonds propres à hauteur de 1 MdE, une opération nécessairement très dilutive pour adapter le groupe à un environnement durablement dégradé".

Schneider Electric (+14% sur la semaine). Nomura est revenu hier sur la publication des comptes 2015 de Schneider Electric. Les conclusions extraites de ce point annuel sont plutôt positives même si l'objectif de cours est ramené de 66 à 65 euros. Pour le courtier japonais, "les résultats 2015 (de Schneider Electric) ont mis en lumière trois tendances clés susceptibles de continuer à infléchir le sentiment des investisseurs à l'égard du titre". Nomura cite comme catalyseurs le retour de la croissance en Europe de l'Ouest pour la première fois depuis 2011, les réductions de coûts supérieures aux attentes et une politique d'allocation de capital plus généreuse avec les actionnaires. Sur ce dernier point, l'intermédiaire nippon rappelle que le programme de rachat d'actions du groupe est relevé à 1,5 MdE, avec en prime un dividende porté à 2 euros.

Euronext (-8% sur cinq séances). C'est la soupe à la grimace cette semaine pour les actionnaires d'Euronext, puisque le titre de l'opérateur des places financières de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne a décroché dans un marché pourtant globalement haussier. Les résultats 2015 dévoilés mercredi étaient pourtant solides, mais certains éléments ont déçu les investisseurs. "Le bon début 2016 est contrebalancé par un objectif de réduction des coûts juste conforme aux attentes, pas d'indications stratégiques et l'appel interjeté par le ministère néerlandais des finances sur le niveau de capitaux réglementaires", a souligné RBC Capital... Le nouveau CEO Stéphane Boujnah doit présenter son plan stratégique au second trimestre.

Bic (-7% sur la semaine). Le groupe a annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes pour 2015, ainsi que le départ à la retraite de son emblématique directeur général Mario Guevara. Enfin, il a formulé des prévisions 2016 pour le moins décevantes, qu'un dividende exceptionnel de 2,50 euros par action ne vient pas atténuer. L'élément qui pose le plus de problème au marché est la prévision d'une contraction des marges, alors que les analystes misaient sur une progression. Oddo abaisse de 172 à 160 euros son objectif ce matin, mais reste acheteur, car si le bureau d'études anticipe une période un peu difficile pour le titre, la dynamique de croissance dans les briquets et les rasoirs restent importante.

Ingenico (-4% sur cinq séances) a souffert en fin de semaine, après avoir déçu lors de la publication de ses résultats 2015 hier soir. On signalait beaucoup de modifications chez les analystes ce jour, à l'image de JP Morgan, qui est passé de neutre à "souspondérer" avec un objectif de cours réduit de 108,50 à 88 euros. Même décision chez BofA ML, désormais à "souspondérer". L'objectif d'une marge d'EBITDA de 21% pour 2016 passe mal, car le marché était positionné au-dessus de 23%. Les analystes sont aussi déçus des performances de la division paiements en ligne. La pression sur les marges résulte "d'investissements a priori exceptionnels" en 2016, estime Oddo, qui pense qu'ils ne constituent pas des "véritables pressions structurelles sur la rentabilité du groupe". Comme ses confrères, l'analyste espère que la réunion investisseurs prévue en mars permettra de dissiper les interrogations...

Natixis souligne de son côté que les résultats 2015 sont "très bons" et que le groupe guide sur une croissance 2016 de +/-10%. "Toutefois, la guidance de marge d'EBITDA (21% contre un consensus à 23%), liée à des investissements pour soutenir la croissance à venir, va provoquer des révisions ponctuelles en baisse". Le broker vise cependant toujours un cours de 125 euros...

 
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