Marchés / bilan hebdomadaire : Wall Street au top, mais un CAC en repli

Marchés / bilan hebdomadaire : Wall Street au top, mais un CAC en repli©Boursier.com
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Boursier.com, publié le vendredi 27 janvier 2017 à 17h45

La semaine écoulée s'est révélée contrastée sur les places financières mondiales. Wall Street inscrivait comme à son habitude de nouveaux sommets historiques, le Dow Jones s'offrant même le luxe de franchir la barre des 20.000 pts, malgré un protectionnisme affiché et assumé de Donald Trump...

La place parisienne, quant à elle, est restée sans grand relief. L'indice CAC 40 affiche sur la semaine une performance très légèrement négative, de retour dans la zone des 4.840 pts. Le CAC cède ainsi 0,2% sur l'ensemble de la semaine et 0,56% en clôture ce vendredi soir.

Accélération en France dans les services

Forte accélération de la croissance dans le secteur privé français en janvier... L'indice flash composite Markit de l'activité globale dans l'Hexagone se redresse de 53,1 en décembre à 53,8, mettant ainsi en évidence le taux de croissance de l'activité le plus fort depuis juin 2011. Le consensus tablait sur un taux de 53,3.

L'indice global du secteur des services s'est établi à 53,9 en janvier 2017, contre 52,9 en décembre 2016. L'indice de janvier est ainsi ressorti supérieur au consensus (53,2). Il se situe pour le septième mois consécutif au-dessus du seuil de 50, qui distingue croissance et contraction de l'activité. Dans le même temps, l'indice d'activité du secteur manufacturier, qui avait bondi de deux points en décembre, s'est légèrement tassé (-0,1 point), à 53,4.

Légère baisse de l'indice du climat des affaires en janvier... Après un gain de 3 points en décembre, l'indice, calculé par l'Insee, recule d'un point sur le premier mois de l'année. À 104, il se situe toutefois encore au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Le climat augmente de quatre points dans le commerce de gros et d'un point dans le bâtiment. Il est stable dans l'industrie. En revanche, il perd quatre points dans les services et un point dans le commerce de détail.

Confiance en Europe

La confiance du consommateur a continué de s'améliorer en janvier dans la zone euro. Selon des données préliminaires de la Commission européenne, l'indice de confiance a atteint -4,9 contre -5,1 le mois précédent et -4,8 de consensus.

Ifo allemand décevant

L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo a atteint 109,8 points en janvier, inférieur aux attentes du consensus (111,3) et légèrement en-deçà du niveau de décembre (111). La composante évaluation actuelle ressort à 116,9 points (en ligne avec le consensus) et la composante des attentes à 103,2 points (contre 105,8 au consensus et 105,5 en décembre).

L'indice Ifo est compilé chaque mois à partir des réponses de 7.000 professionnels allemands des différents secteurs économiques concernés. Il représente leur vision à six mois et leur sentiment au moment de l'enquête. Une synthèse des deux indicateurs fournit l'indice principal de climat des affaires.

Statistiques contrastées outre-Atlantique

L'actualité économique américaine était marquée par de solides indices PMI, mais des chiffres décevants du logement. Le PIB du quatrième trimestre, dévoilé ce vendredi, ressortait par ailleurs inférieur aux attentes.

L'indice flash PMI manufacturier américain de Markit pour le mois de janvier 2017 est ressorti à 55,1, contre un consensus de place de 54,6 et un niveau de 54,3 en décembre. L'indicateur traduit donc une légère accélération de l'expansion dans l'industrie manufacturière américaine en début d'année 2017.

L'indice flash PMI des services américains pour le mois de janvier 2017, mesuré par Markit, s'est établi pour sa part à 55,1, contre un consensus de place de 54,4 et un niveau de 53,9 mesuré pour le mois de décembre 2016. L'indice 'flash' de janvier traduit donc une accélération de la croissance dans les services américains.

Les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de décembre 2016 sont ressorties sur un rythme de 5,49 millions d'unités, selon le rapport de la National Association of Realtors, alors que le consensus était quant à lui de 5,55 millions d'unités. Les reventes du mois de novembre 2016 ont été révisées à 5,65 millions d'unités, contre 5,61 millions précédemment estimé. Ainsi, les reventes de logements ont décliné de 2,8% en décembre, en comparaison du mois antérieur.

D'après le Département américain au commerce, les ventes de logements neufs aux États-Unis pour le mois de décembre 2016 sont ressorties au nombre de 536.000, contre un consensus de place de 593.000 et un niveau révisé à 598.000 pour le mois de novembre.

Selon le rapport gouvernemental du jour aux USA, le PIB du quatrième trimestre 2016, pour sa première estimation, est ressorti en croissance de 1,9% en rythme annualisé, contre un consensus de place de +2,2%. La croissance américaine sur le trimestre antérieur était ressortie à +3,5% pour sa dernière évaluation. Ainsi, la croissance américaine a connu un franc ralentissement en fin d'année dernière, avec une faiblesse des exportations (-4,3% au T4 contre +10% au T3). La consommation des Américains est demeurée toutefois solide, tout comme l'investissement des entreprises.

Il s'agissait de la première des trois estimations du Département US au Commerce concernant le PIB trimestriel. Selon cette évaluation, la croissance annuelle des États-Unis en 2016 s'élève par conséquent à 1,6%, soit la plus faible expansion depuis 2011, avec l'impact du dollar fort.

LES VALEURS

Soitec (+16% sur la semaine). Le groupe a annoncé un chiffre d'affaires consolidé de 63,1 ME pour le 3ème trimestre de l'exercice 2016-2017 (clos le 31 décembre 2016). Celui-ci est en hausse de 7% par rapport au chiffre d'affaires de 58,9 ME réalisé au 3ème trimestre de l'exercice 2015-2016, soit une augmentation de 5% à taux de change constants. En variation séquentielle, le chiffre d'affaires du 3ème trimestre progresse de 7% à taux de change constants par rapport au 2ème trimestre de l'exercice 2016-2017. Oddo reste à l'achat (fort) en visant un cours de 2,25 euros et en parlant d'un CA du T3 satisfaisant grâce toujours au 200mm... Les guidances annuelles sont réitérées par les dirigeants avec des promesses d'avancées significatives pour le FD-SOI dans les prochains trimestres.

Sword (+14% sur cinq jours). Les investisseurs ont salué la bonne dynamique de croissance mise en valeur par le point d'activité annuel. Le prestataire de services et éditeur de logiciels a réalisé un chiffre d'affaires de 40,3 ME au 4ème trimestre, en progression à deux chiffres avec une croissance organique qui s'élève à +15,2%... Les analystes ne tarissaient d'ailleurs pas d'éloges cette semaine sur Sword Group...

STMicroelectronics (+15% sur la semaine). Le titre profite d'une vague d'ajustements de broker après les résultats de bonne facture publiés par le groupe franco-italien. Parmi les mouvements les plus significatifs, on mentionnera le changement d'opinion de JP Morgan, qui est passé de neutre à 'sous-pondérer' sur le titre, pour un objectif rehaussé de 7,80 à 12,50 euros. Crédit Suisse a également relevé sa recommandation sur ST de 'sousperformance' à 'neutre', avec un objectif de cours calé sur 11,75 euros à présent, contre 6,50 euros précédemment.

Elis (+10% sur cinq séances). Le groupe a lancé une augmentation de capital pour financer ses deux dernières opérations de croissance externe, Indusal en Espagne et Lavebras au Brésil. La société espère récupérer environ 325 millions d'euros, en proposant des titres à 12,55 euros pièce. Les actionnaires actuels bénéficieront d'un droit préférentiel de souscription à raison de 5 actions nouvelles pour 22 existantes. La période de souscription est ouverte du 25 janvier au 3 février. La levée de fonds permettra de refinancer une partie du crédit-relais de 550 ME contracté en novembre dernier dans le cadre des deux acquisitions. Eurazeo et Crédit Agricole Assurances, les deux principaux actionnaires du groupe, qui représentent ensemble près de 27% du capital, se sont engagés à souscrire à l'opération à hauteur de la totalité de leur quote-part. Cela représente un montant de 87 ME.

Vallourec (+8% sur la semaine). Vallourec et Asco Industries, acteur majeur européen de la production d'aciers longs spéciaux finalisent l'acquisition, par cette dernière, d'une participation majoritaire dans l'aciérie de Saint Saulve. Détenue à 60% par Asco Industries et à 40% par Vallourec, la S.A.S Ascoval détiendra tous les actifs de l'aciérie. La création d'Ascoval, qui prévoit d'intégrer les 320 salariés hautement qualifiés du site, repose sur un projet industriel et commercial robuste comprenant notamment un programme d'investissements significatif et des engagements commerciaux en matière d'achat d'acier par les deux partenaires.

SES (-7% sur la semaine) / Eutelsat (-7% sur cinq séances)... La foudre est tombée sur le secteur satellitaire, avec des plongeons impressionnants à Paris pour les deux représentants du secteur, SES et Eutelsat. Les investisseurs ont pris peur en apprenant que Sky, peut-être le plus gros consommateur privé de capacités satellitaires dans le monde, allait lancer des offres sans satellite dès 2018 sur les marchés britannique, allemand et italien. Le Crédit Suisse estime que la nouvelle offre de Sky va permettre au groupe d'éliminer les coûts associés aux terminaux et aux visites de techniciens, et de modifier la perception des marchés quant à la dépendance présumée du diffuseur à une technologie ancienne.

"C'est à coup sûr une mauvaise nouvelle à la fois pour SES et pour Eutelsat", estime de son côté Edouard Enault, chez AlphaValue. L'analyste tempère cependant la portée de l'information en rappelant que la plupart des activités de diffusion resteront dépendantes du satellite, car les couvertures filaires de très haut débit ne sont pas disponibles partout et que l'arrivée des technologies HD et UHD nécessite la coexistence de plusieurs modes de transmission. Et si le marché européen reste difficile pour les opérateurs satellitaires, ils ont encore de beaux jours devant eux sur les marchés émergents, où la demande croît beaucoup plus vite que les infrastructures, souligne le spécialiste.

CGG (-5% sur la semaine). Le titre sombre encore, malgré une annonce plutôt positive en début de semaine, dans la course contre la montre que livre le groupe pour alléger ses charges. CGG a en effet réalisé un montage pour réduire les montants dus en vertu de contrats d'affrètement sur trois navires sismiques mis à l'arrêt, le Pacific Finder, l`Oceanic Phoenix et le Viking Vanquish. Le groupe, garant des contrats d'affrètement, a apporté en compensation des obligations à 6,50% d'échéance 2021 souscrites par les cocontractants aux contrats concernés. Les obligations se chiffrent à 58,6 millions de dollars et permettent à CGG de ne pas toucher à sa trésorerie...

"La réduction des coûts se poursuit mais l'enjeu du dossier reste la restructuration financière qui passera selon nous par une dilution importante des actionnaires", commente Portzamparc, qui reste à la vente en visant un cours de seulement 8,1 euros... La direction n'a eu de cesse de réduire les coûts de la flotte ces derniers trimestres. CGG comptait encore 23 navires mi-2013. En 2016, la société n'en opérait plus que 5 en affrètement : l'Oceanic Champion, l'Oceanic Endeavour, l'Oceanic Vega, l'Oceanic Sirius et le Géo Caspian.

 
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