Marchés : la volatilité tombe au plus bas depuis 24 ans !

Marchés : la volatilité tombe au plus bas depuis 24 ans !©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 09 mai 2017 à 21h08

Brexit, élection de Donald Trump aux Etats-Unis, craintes populistes en Europe... Tous ces événements géopolitiques ont inquiété les marchés pendant des mois, avant d'être tour à tour digérés avec soulagement par les investisseurs. Ainsi, la volatilité, qui mesure la perception du risque sur les marchés, a fortement chuté depuis un an, tombant ces jours-ci à son plus bas niveau depuis plus de 20 ans sur les marchés américains.

A Wall Street, l'indice Vix, surnommé "l'indice de la peur", est ainsi tombé en dessous de 10 depuis lundi, pour la première fois depuis 24 ans, en 1993. Il avait pourtant connu des pics lors du Brexit en juin 2016 (à 25,76), à l'approche de l'élection présidentielle américaine (à 22,51 début novembre 2016) puis de l'élection française (à 15,96 le 14 avril) avant de plonger sous les 10 après la victoire d'Emmanuel Macron.

En Europe, l'indice VStoxx, qui mesure la volatilité de l'indice EuroStoxx 50, s'est lui aussi nettement tassé, retombant au plus bas depuis 2006, à 14,09 mardi soir. Il a plongé de 44% depuis le 1er tour de la présidentielle française...

Ce recul de la perception du risque s'est accompagné d'un retour des investisseurs vers les marchés d'actions mondiaux. Depuis le début de l'année, les Bourses mondiales ont progressé en moyenne de 9%, soutenues notamment par le CAC 40 français (+11%), le Dax allemand (+11%) et le Nasdaq composite américain (+13,6%).

Le calme avant la tempête ?

En parallèle, la volatilité a reculé sur les marchés obligataire et des changes, tandis que l'or, valeur-refuge par excellence, a reflué de 6% en trois semaines, pour revenir à 1.215$ l'once ce mardi. Le 18 avril, peu avant le 1er tour de l'élection française, le métal jaune avait frôlé les 1.300$ l'once.

Cette complaisance des investisseurs peut paraître surprenante, dans la mesure où de nombreux facteurs de risques persistent, notamment le dossier nord-coréen, ainsi que les doutes sur la capacité de Donald Trump à mettre en oeuvre ses mesures favorables à la croissance économique. En France, Emmanuel Macron aura également fort à faire pour appliquer son programme, ce qui dépendra en grande partie du résultat des élections législatives du 11 et 18 juin prochain.

Pour ces raisons, de nombreux analystes incitent désormais à une certaine prudence, une faible volatilité indiquant que les marchés financiers seront très sensibles en cas de mauvaises nouvelles. En outre, les marchés d'action américains sont désormais fortement valorisés. Le multiple de capitalisation (PER) du S&P 500 est actuellement de 18,4 fois, contre une moyenne historique de l'ordre de 14 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois.

L'appétit du risque encore vif sur les marchés d'actions

D'autres analystes estiment cependant que les marchés d'actions européens, longtemps délaissés par les investisseurs, n'ont pas encore terminé leur rattrapage, d'autant que les indicateurs macro-économiques européens sont mieux orientés pour 2017. Aux Etats-Unis, l'amélioration des résultats des entreprises (en hausse d'environ 12% sur un an au 1er trimestre) ainsi que la bonne tenue du marché de l'emploi, devraient continuer à soutenir Wall Street.

Ces analystes font le pari que le passage à vide de la croissance du PIB des Etats-Unis au 1er trimestre (seulement +0,7% en rythme annuel) ne sera que temporaire. Une opinion que partage pour l'instant la Réserve fédérale, qui a signalé début mai qu'elle comptait poursuivre la hausse progressive de ses taux directeurs cette année.

 
3 commentaires - Marchés : la volatilité tombe au plus bas depuis 24 ans !
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    maxime7012 -

    La volatilité, c'est-à-dire les écarts de cours ,à la hausse ou à la baisse - peu importe -
    grâce à laquelle les gens qui font d' incessants allers et retours quotidiennement et d'énormes profits, est primordiale pour les acheteurs-vendeurs (traders) au service des banques ou sociétés "d'investissements", l'investissement n'étant que de la spéculation à la hausse ou à la baisse sur n'importe quoi.
    Tout évenement, tout chiffre, toute tension internationale, toute élection est bonne pour les spéculateurs. Il s craignent par dessus tout un monde harmonieux,équilibré , heureux dans lequel ils seraient obligés de remballer leurs ordis et de se mettre à travailler. Pour le bien de l'humanité.

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    Denis93 -

    Et oui ! et nos cons de compatriotes ont voté pour une ordure de ce milieu, il y a en qui aime la sodomie quand même. Je me demande parfois si je ne vais pas ouvrir un commerce de vaseline, de ce côté là, il y a sans doute une fortune à faire !

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    plotin -

    Hausse artificielle,une bulle qui explosera d'ici l'été .Plumage généralisé en vue.....

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    FelixM -

    On nous parle toujours du VIX comme mesurant la volatilité des marchés.
    Cependant dit jamais sur quelle durée est mesurée cette volatilité : le résultat sera différent selon qu'on la choisisse à 10, 20, 30 jours ou une autre durée encore.
    Pire, on ne nous dit jamais, ou très rarement, que ce VIX ne mesure nullement la volatilité constatée sur les marchés, mais la volatilité implicite, telle que perçue par les investisseurs au vu du prix des options, calls et puts, sur les actions.
    On peut d'ailleurs sur n'importe quel site d'information boursières sérieux visualiser la volatilité constatée sur les derniers 20 jours, en lui demandant les "bandes de Bollinger" sur n'importe quelle action importante ou sur des indices.
    Bien qu'il soit plus facile de trouver ces infos pour le CAC ou le Dow, on peut aussi les obtenir pour le S&P 500, qui sert de référence à ce fameux VIX.
    Et là, on trouvera que, pour le S&P, pour le Dow, et plus encore pour le CAC, les bandes se sont nettement écartées, donc la volatilité a nettement augmenté.
    Une première explication à cette contradiction, le VIX, sauf erreur, est calculé sur 30 jours et non 20.
    Surtout, comme dit plus haut, le VIX mesure la perception de la future volatilité, et non la volatilité réelle historiquement constatée.
    Sachant cela, mais nos journalistes ne le relèvent quasiment jamais, on peut alors comparer cette volatilité anticipée à celle réellement constatée.
    Si le VIX est à son plus bas depuis un quart de siècle, il n'en est pas de même pour la volatilité réelle, bien qu'elle soit relativement faible elle aussi.
    En ce sens la remarque citée dans l'article selon laquelle cette situation est potentiellement problématique prend alors sa signification : la volatilité implicite anticipée pourrait peut-être se révéler les prochaines semaines comme sous-évaluée et les mouvements de marché US un peu plus amples qu'elle ne le prévoit.

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