Renault : le gouvernement japonais en alerte sur le dossier...

Renault : le gouvernement japonais en alerte sur le dossier...

nissan Extrem

Boursier.com, publié le mardi 01 décembre 2015 à 20h07

Le bras de fer à trois, qui se durcit entre Renault, Nissan et l'Etat français, a fini par attirer l'attention du gouvernement japonais... Ce dernier, qui ne s'était pas manifesté jusqu'à présent dans cet épineux dossier automobile, est sorti mardi de son silence.

Le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, a ainsi fait savoir que le gouvernement nippon surveillait "les discussions en cours entre Nissan, Renault et l'Etat français". "Je souhaite qu'ils poursuivent ce dialogue avec détermination et trouvent un terrain d'entente afin de préserver la relation entre Nissan et Renault", a ajouté mardi M. Suga devant la presse.

Nissan dément tout projet d'augmentation de capital pour réduire la part de Renault

Mardi, le titre de Nissan a chuté de 2% à la Bourse de Tokyo (alors que l'indice Nikkei, au contraire, a gagné 1,3%) après des révélations faites par le quotidien 'Nikkei'. Celui-ci avait notamment évoqué un projet de Nissan de réduire la part de Renault dans son capital (43,4% actuellement) par le biais d'une augmentation de capital.

Une telle émission de titres aurait pour effet de diluer la part de Renault sous le seuil de 40%, mais elle diminuerait aussi l'influence des autres actionnaires du constructeur japonais. Face à la réaction hostile des investisseurs, Nissan s'est fendu mardi matin d'un communiqué pour démentir toute intention d'émettre des actions nouvelles.

Des analystes financiers soulignaient en outre qu'il serait sans doute plus simple pour Nissan de racheter une partie de ses propres titres détenus par Renault, s'il souhaitait réduire la participation du groupe français.

Le renforcement de l'Etat français déséquilibre l'Alliance, selon Nissan

Au lendemain de la tenue, lundi, d'un conseil d'administration de Nissan, le quotidien 'Nikkei' a aussi écrit que Nissan souhaitait récupérer ses droits de vote dans Renault. Le groupe japonais envisageait de porter sa participation dans Renault de 15% actuellement (sans droits de vote attachés) à 25%, voire davantage, a affirmé le journal.

Le torchon brûle entre Nissan, Renault et l'Etat français depuis que ce dernier a décidé, en avril dernier de monter au capital de Renault, portant sa part de 15% à près de 20%, afin de pouvoir exercer des droits de vote doubles, dans le cadre de la "loi Florange".

Même en ramenant ultérieurement sa part à 15% (une promesse faite par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron), l'Etat disposera de 28% des droits de vote chez le constructeur français ce qui, aux yeux des dirigeants de Nissan constitue une grave atteinte à l'équilibre de l'Alliance Renault-Nissan, conclue en 1999 entre les deux constructeurs automobiles.

 
1 commentaire - Renault : le gouvernement japonais en alerte sur le dossier...
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    ubble62 -

    c est curieux comme attitude de la part de Nissan, ce groupe japonais a été bien content que Renault le sauve de la faillite, aujourd'hui même si sa santé financière est tres bonne en remerciement du service rendu je vire Renault !!! bravo.belle mentalité

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