Société Générale se défend des accusations liées aux "Panama Papers"

Société Générale se défend des accusations liées aux "Panama Papers"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 05 avril 2016 à 07h13

La Société Générale se retrouve une nouvelle fois dans l'oeil du cyclone. La banque a tenu à réagir en amont de la diffusion, ce soir, du magazine "Cash Investigation" d'Elise Lucet, dans le sillage des révélations liées au scandale des "Panama Papers", ces documents détaillant un vaste programme de sociétés offshores dont ont bénéficié des personnalités et des institutions. La journaliste a laissé entendre hier que la banque rouge et noire disposait encore de structures actives dans ces pays, alors qu'elle avait affirmé avoir coupé les ponts depuis plusieurs années.

Des sociétés détenues "par des clients"

L'établissement a réagi hier soir en confirmant les propos tenus en 2012 devant la Commission d'enquête du Sénat et en rappelant les engagements "qu'elle a toujours respectés". Lors de cette audition, la Société générale avait indiqué avoir fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise et même dans les Etats dits "non-coopératifs" (ETNC), en l'espèce Panama, et dans d'autres centres financiers offshore (les Philippines et Brunei). "Les structures auxquelles il est fait référence dans les médias ne sont pas détenues par Société Générale mais par des clients", précise la banque, qui "confirme" qu'elle "ne détenait plus directement ou indirectement aucune implantation en activité dans les ETNC" à la date de la Commission d'enquête sénatoriale, c'est-à-dire en 2012. La banque dément en parallèle "vigoureusement" l'information selon laquelle elle aurait refusé de communiquer des données relatives à l'identité de ses clients détenteurs de sociétés patrimoniales à des autorités de régulation. "Dans le cas précis évoqué par la presse" et "à sa connaissance", la Société Générale "n'a pas été approchée par un régulateur directement ou indirectement par le biais d'un tiers sur demande explicite d'un régulateur". Elle précise de surcroît qu'une procédure dédiée à l'échange d'information existe et qu'elle a toujours répondu positivement aux demandes de ce type faites par les autorités de réglementation par ce biais.

L'établissement de Frédéric Oudéa insiste également dans le communiqué diffusé hier soir sur le comportement "proactif" de ses équipes quant au blanchiment et à l'évasion fiscale, et sur les engagements pris par le groupe notamment via le code de conduite fiscale adopté en 2012. Pas sûr que cela suffise à dissiper les doutes aujourd'hui sur le marché.

 
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