Solocal : Nicolas Miguet sauveur de plan...

Solocal : Nicolas Miguet sauveur de plan...

Le logo de Solocal, le nouveau nom de PagesJaunes Group

Boursier.com, publié le vendredi 16 décembre 2016 à 09h05

La direction de SoLocal est donc parvenue à son but ultime : faire voter à plus de deux tiers son plan de restructuration financière en Assemblée Générale Extraordinaire. Après la première AG, d'une durée de 6h30 le 19 octobre dernier où les rebondissements furent légions, celle-ci fut plus courte... Tout de même plus de 4h pour aboutir à un vote favorable cette fois-ci... Sous les vivats des salariés et créanciers réunis dans une explosion de joie finale commune.

Les stars toutes présentes !

Elles étaient toutes là ! Et on les a toutes entendues ! Les " stars " du dossier, omniprésentes dans les médias depuis deux mois, ont tenu le micro pour se faire entendre. Calme et dans un style posé pour Benjamin Jayet, pas vraiment déstabilisé par les invectives incessantes et les huées de la salle remplie de salariés faisant la claque pour la direction... Docte et technique pour Beaudoin de Pimodan, précise et pointilleuse pour Marie-Jeanne Pasquette... Beaucoup plus virulent, voire survolté : Didier Calmels qui revendiquait 3% du capital. Il faut dire que la direction a tendu le bâton pour se faire battre en faisant monter sur l'estrade un représentant des créanciers venu pour expliquer que la dette serait exigée dès le vote négatif du plan... "La dette est nulle, il n'y a pas de contrepartie en face !", s'est alors exclamé Didier Calmels exigeant l'accès à l'estrade pour obtenir le même traitement que les créanciers... Christophe Deshayes, spécialiste du numérique et actionnaire ayant acheté à 180 Euros, aura aussi crié sa révolte face au plan spoliateur, bien qu'amendé... En face, Jean-Pierre Remy le DG de SoLocal, en première ligne depuis des mois, a répondu à tout... . Mais évidemment pas avec les mots espérés par les actionnaires... L'incompréhension était toujours totale entre salariés terrorisés par l'idée d'un redressement judiciaire brandi par les créanciers et actionnaires révoltés dont l'état d'esprit était résumé par Loïc de la Cochetière : "Vous êtes en train d'admirer la corde qui vous étrangle. Je n'avais jamais vu une manif de gens modestes en faveur de leurs usuriers...".

Miguet faiseur de... plan

Mais celui qui aura tiré son épingle du jeu, n'était pas là le 19 octobre. Il s'agit de Nicolas Miguet, spécialiste des AG... Premier à parler lors de la séance de questions/réponses où il montra ses muscles, en l'occurrence les pouvoirs de votes qu'il détenait, tout en s'inquiétant de ventes à découvert sur le titre... Et dernier à parler pour demander un surprenant engagement sur l'emploi de la Direction qui n'eut aucun mal à lui accorder, ce qui, comme Nicolas Miguet semblait alors le laisser sous-entendre, lui permettrait de voter en faveur du plan... pour lequel il avait cependant "1.000 reproches à faire"...

Vint alors le vote de la première résolution... Avec un résultat très serré mais qui aboutit à un rejet... Dans la confusion, Robert de Metz président du Conseil d'administration et de séance, demanda un nouveau vote pour une question technique en s'exclamant qu' "on n'était pas au Zimbabwe"... Lors du deuxième vote, le "OUI" passa de 64,74% à 66,95% ! Soit plus des deux tiers nécessaires à l'approbation ! Toutes les résolutions suivantes furent confirmées. Ce qui entérina au passage un nouvel échec pour Benjamin Jayet et Beaudoin de Pimodan à entrer au conseil après celui du 19 octobre, contrairement à Alexandre Loussert et Arnaud Marion désormais ralliés à la direction et qui ont infléchi le plan. Benjamin Jayet a ainsi obtenu seulement 33,6% des voix en faveur de son entrée au conseil d'administration. Didier Calmels 34,05% et Baudoin de Pimodan 34,47%.

Un poste au Conseil que pourrait réclamer Nicolas Miguet sauveur du plan, acclamé lui aussi par les salariés et remercié en dernier par Jean-Pierre Remy, alors qu'il avait pourtant eu droit, avant l'AG, à une page complète dans les tracts syndicaux listant un casier judiciaire fourni... Parmi les actionnaires opposants c'était le terme de "trahison" qui revenait pour juger l'attitude de celui qui, selon eux, avait initialement récolté les mandats de petits porteurs pour voter contre le plan...

Nouveaux investisseurs?

Désormais, l'augmentation de capital peut être lancée, elle pourrait fortement modifier la donne en termes de répartition capitalistique puisque les créanciers détiendront jusqu'à 86% de SoLocal à l'issue de l'opération. Il n'est pas exclu que de nouveaux investisseurs s'engagent, maintenant que le plan est adopté, comme l'a laissé entendre Jean-Pierre Remy...

 
1 commentaire - Solocal : Nicolas Miguet sauveur de plan...
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    manuscrit -

    Didier Calmels, qu'il s'en aille avec ses 3% car pour les petits porteurs, mieux vaut se couper un doigt que la main en espéranr que solocal puisse nous redonner ce qu'il nous a fait perdre !!!

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