Worldline, le prédateur naturel du secteur ?

Worldline, le prédateur naturel du secteur ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 15 novembre 2016 à 13h33

Berenberg a ajusté de 24,40 à 27 euros son objectif de cours sur Worldline, sans pour autant modifier sa recommandation conserver sur le dossier. Cette revalorisation fait suite à la journée organisée le 8 novembre avec des investisseurs, qui a permis de préciser le plan stratégique des trois prochaines années. Dans l'esprit du bureau d'études, la société est le chef de file naturel de la consolidation du secteur en Europe. Et la décision du management de ne pas verser de dividende cette année est un vrai signal en faveur d'une opération d'envergure, estime encore le bureau d'études. Berenberg ne passe pas pour autant à l'offensive immédiatement, car il redoute un premier semestre 2017 sans relief, marqué par la perte du contrat radars et par la réduction des frais interbancaires.

Prédateur naturel

Pourquoi l'analyste fait-il de la filiale d'Atos le champion de la consolidation ? L'Europe compte actuellement plus de 40 prestataires de services de paiements, si bien qu'une consolidation s'annonce inévitable, argument-t-il, à l'image de ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Elle sera favorisée par l'évolution de la régulation et l'innovation, que les plus petits acteurs auront du mal à suivre. Pour Berenberg, Worldline est mieux placé que les grands acteurs américains, handicapés par la volonté des gouvernements du vieux continent de conserver la main sur un secteur stratégique. Le groupe français est également mieux placé que ses concurrents côtés, comme Worldpay, Nets et Wirecard, car ils sont soit trop petits, soit davantage focalisés sur des offres marchandes intégrales. Il a aussi l'avantage sur les concurrents non cotés (SIA, SIX), pénalisés par leur structure de détention et leur manque d'accès aux marchés de capitaux, et sur les fonds d'investissement, qui n'ont pas accès aux synergies. En outre, Berenberg estime que le management de Worldline a le profil idéal pour mener des opérations de croissance externe, tandis que la force de frappe de la société est évaluée à 2 milliards d'euros, avant même une levée de fonds.

 
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