Mi-séance Paris : le CAC40 reste en baisse avec les banques

Mi-séance Paris : le CAC40 reste en baisse avec les banques

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Boursier.com, publié le mardi 27 septembre 2016 à 12h00

LA TENDANCE

Le rebond observé ce matin n'aura pas tenu longtemps puisque le CAC40 est déjà en baisse de 0,7% en fin de matinée autour de 4.375 points. Le secteur bancaire reste vendu même si la chute de la Deutsche Bank se modère. La nuit de lundi à mardi a été le théâtre d'un débat télévisé intense entre Hillary Clinton et Donald Trump, les deux candidats à l'élection présidentielle américaine du 8 novembre. Les places financières ont observé la candidate Démocrate marquer des points. Au regard de plusieurs pointages réalisés au sortir de ce face-à-face, Clinton a nettement remporté la première manche. Le pétrole a repris de la hauteur après que les Emirats Arabes Unis eurent plaidé en faveur d'un gel de la production. Une réunion de l'OPEP est prévue mercredi à Alger. Les partisans d'une limitation espèrent qu'elle ira dans leur sens alors que les opposants se plaisent à rappeler que le sommet ne sera qu'informel...

VALEURS EN HAUSSE

* En tête du CAC40, Orange gagne 2% à 13,8 Euros grâce à l'appui du Crédit Suisse, qui a relevé sa recommandation de neutre à "surperformance" ce matin et son objectif de 15 à 16,50 Euros. Le bureau d'études note que les efforts de l'opérateur dans la fibre optique commencent à payer. Il n'est pas préoccupé outre mesure par l'évolution des revenus mobiles, car l'érosion constatée en France n'accélère pas et est compensée par la dynamique d'autres marchés.

* Kering gagne 0,3% à 180,4 Euros. Goldman Sachs a relevé de neutre à achat sa recommandation sur le titre, en estimant que le repositionnement de Gucci est un levier intéressant dans une spécialité qui peine actuellement à retrouver de la croissance.

VALEURS EN BAISSE

* Les bancaires restent en première ligne des baisses. Axa perd 2,2%, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole reculent d'un peu moins de 2%. Après avoir chuté hier de 8%, la Deutsche Bank perd encore 2% en milieu de journée. Les investisseurs doutent de plus en plus de la solidité financière du numéro un allemand, d'autant plus avec la perspective d'une amende géante aux Etats-Unis...

* Concernant la Société Générale, l'arrêt rendu par la Cour d'appel de Versailles dans l'affaire Kerviel risque d'avoir des conséquences fiscales importantes pour la Société Générale, même si la banque s'en défend. A Bercy, on étudie en effet de près la décision de justice pour déterminer si elle aura une influence sur la déduction fiscale dont a bénéficié l'établissement, 2,2 milliards d'euros de report de déficit, après la perte de 4,9 MdsE qui avait été attribuée au trader.

* Genfit redonne 7% sous les 25 Euros. Le laboratoire n'a pas encore trouvé de partenaire prêt à porter avec lui le projet Elafibranor, si bien que sa trésorerie de 94,6 millions d'euros au 30 juin dernier sera insuffisante pour amener le candidat jusqu'à son éventuelle mise sur le marché, espérée en 2019. "Les ressorts de ce financement pourraient être de lever des fonds propres complémentaires", explique le management, ou de signer un ou plusieurs accords de licence sur ses produits. La société a consommé 13,3 ME de trésorerie pour son activité au cours du semestre, contre 10,23 ME un avant et 14,87 ME sur la totalité de 2015. Elle dispose cependant de fonds additionnels par rapport à l'année précédente grâce aux 48 ME nets levés par augmentation de capital en février dernier.

* Scor perd 2,4% à 27,3 Euros. Le réassureur conteste que la garantie accordée par l'Etat à la Caisse centrale de réassurance soit compatible avec la réglementation européenne sur les aides d'Etat. Le groupe avait saisi en 2012 la justice administrative sur ce point, estimant que cette garantie permettait à la CCR de s'octroyer plus de 90% du marché de la réassurance des catastrophes naturelles en France. La Scor a prévu de poursuivre sa croisade en justice.

* AccorHotels est en légère baisse sous les 35 Euros. Le groupe hôtelier lance Joe&Joe, une nouvelle enseigne inspirée notamment des auberges de jeunesse. "Une marque qui fusionne le meilleur de la location privée, de l'auberge de jeunesse et de l'hôtellerie", explique le groupe, qui ouvrira ses deux premiers J&J à Paris et à Bordeaux en 2018. Le groupe a l'ambition de créer une cinquantaine de "Joe&Joe" d'ici 2020, en France, dans les grandes villes d'Europe et d'Amérique Latine.

 
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