Mi-séance Paris : le CAC40 tente un rebond

Mi-séance Paris : le CAC40 tente un rebond©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 30 juin 2017 à 12h00

LA TENDANCE

Le marché parisien tente de reprendre de la hauteur après un début de séance hésitant et une chute marquée jeudi. A la mi-journée, le CAC40 progresse de 0,49%, à 5.180 points. L'indice devra néanmoins fortement accélérer cet après-midi pour terminer un nouveau mois en territoire positif... La matinée a été marquée par une avalanche de publication d'indicateurs de conjoncture. L'inflation dans la zone euro a encore ralenti en juin mais moins qu'attendu par les opérateurs, la croissance britannique a été confirmée à 0,2% au premier trimestre et le taux de chômage allemand est resté au plus bas en juin. Sur le front des valeurs, Technicolor chute lourdement après un nouvel avertissement sur résultats tandis qu'Air France KLM gagne encore du terrain, soutenu par une note d'analyste.

ECO ET DEVISES

Les dépenses de consommation des ménages ont accéléré en mai, affichant une hausse de 1% après +0,4% le mois précédent. Les achats de vêtements et d'automobiles rebondissent nettement. En revanche, les dépenses en énergie et en produits alimentaires ralentissent, précise l'Insee. Le consensus tablait sur une progression limitée à 0,5%.

L'inflation annuelle a ralenti de 0,8% en mai à 0,7% en juin, selon l'estimation provisoire de l'Insee. Cette légère baisse de l'inflation sur un an serait due à un nouveau ralentissement des prix de l'énergie.

Pas de mauvaise surprise au niveau de la croissance britannique du premier trimestre 2017. L'Office national de la statistique a confirmé la progression de 0,2% sur la période et de 2% en glissement annuel. Des données en ligne avec les attentes du marché.

Les prix à la consommation devraient reculer légèrement en juin. Selon l'estimation préliminaire d'Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 1,3% sur la période, contre 1,4% en mai et +1,2% de consensus. L'inflation annuelle 'core' est pour sa part estimée à 1,1% contre +0,9% en mai et +1% de consensus.

Aux Etats-Unis, la séance sera marquée par les revenus et dépenses personnelles des ménages (14h30), l'indice PMI de Chicago (15h45) et l'indice du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan (16h00).

La parité euro / dollar atteint 1,1407 ce midi. Le baril de Brent se négocie 48$ et le WTI 45,3$ pour l'échéance d'août. L'once d'or se traite 1.243$ (-0,2%).

VALEURS EN HAUSSE

* Air France (+2,2% à 12,4 euros). Selon nos informations, HSBC a relevé son objectif de cours de 12,50 à 16 euros tout en restant "acheteur" de la valeur.

* Saint-Gobain (+1,4% à 47,3 uros) : le groupe rachète SimTek, un leader industriel innovant dans les produits de clôtures. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué.

* Derichebourg (+1,4% à 7,5 euros). L'actualité du groupe est dominée par la signature d'un "petit" contrat de 30 ME sur 10 ans pour la distribution de l'eau potable de Saint-Leu à La Réunion. Même de petite taille, ce contrat est symptomatique des ambitions de développement de Derichebourg sur ce métier, appelé à devenir un nouveau relais de croissance significatif pour la division Services environnementaux du groupe, estime Midcap Partners Louis Capital Markets dans une note parue ce jour. Le broker est par ailleurs confiant sur la dynamique de désendettement du groupe, avec une probabilité renforcée d'opération "structurante" ces prochains mois. Après ajustement de ses paramètres de valorisation, Midcap Partners Louis Capital Markets en profite pour rehausser de 7,50 à 8,30 euros son cours cible sur Derichebourg, dont la recommandation reste à "achat".

* Ubisoft (+0,70% à 49,6 euros). La stratégie de Vivendi est parfois déroutante. Le groupe, après s'être séparé du numéro un mondial du jeu vidéo, Activision Blizzard, en 2013, ne cesse de clamer qu'il veut redevenir un acteur clef dans le secteur. C'est la raison pour laquelle il a pris le contrôle de Gameloft et qu'il a bâti une position de 27% au capital d'Ubisoft. Depuis plusieurs mois, c'est le statu quo sur l'éditeur français, mais Vivendi n'a pas renoncé à bouger, comme le révèle Stéphane Roussel, le nouveau PDG de Gameloft, au 'Figaro'. Pour le dirigeant, qui veut faire gonfler la division jeux vidéo chez Vivendi, le plus naturel serait d'accélérer avec Ubisoft, mais des discussions ont lieu avec d'autres acteurs. Roussel ne voit que deux scénarios possibles : soit les dirigeants d'Ubi acceptent de négocier une solution de rapprochement amicale, soit Vivendi va voir ailleurs, avec une autre cible pesant plus d'un milliard d'euros. Quitte, pourquoi pas, à sortir d'Ubisoft, ajoute le dirigeant. En d'autres termes, Vivendi ne semble pas prêt à se lancer dans une OPA hostile, contrairement à ce qu'il a fait avec Gameloft.

* Imerys (+0,6% à 77,4 euros). Le groupe va racheter Zhejiang Zr-Valley, un des principaux producteurs d'oxychlorure de zirconium et de zircone de haute pureté en Chine, qui a réalisé l'équivalent de 29 ME de revenus en 2016 avec 460 employés. Cette transaction devrait être clôturée au cours du troisième trimestre 2017. Son prix n'a pas été précisé.

VALEURS EN BAISSE

* Orchestra-Prémaman (-22,9% à 7,9 euros), sanctionné après avoir fait état d'une nette dégradation de ses comptes annuels. Malgré une activité en hausse, le groupe a vu sa marge brute se contracter de 52,7% à 49,9% alors que le résultat net consolidé part du Groupe affiche une perte de 33,6 ME contre un bénéfice de 17,7 ME l'exercice précédent. La firme estime que ces résultats en repli reflètent la mutation en cours du parc de magasins dans un marché très concurrentiel...

* Technicolor (-8,9% à 3,8 euros), après le nouvel avertissement lancé par la société hier soir. Le management a expliqué que la hausse brutale du prix des puces mémoire allait dégrader son Ebitda 2017. La fourchette initiale de 460 à 520 millions d'euros est ainsi réduite de 420 à 480 ME. La société a beau expliquer qu'hormis cet élément, la performance opérationnelle des différentes divisions est conforme à ce qui était prévu, elle ne parvient pas à convaincre les investisseurs. En février, le groupe avait déjà renoncé à ses objectifs 2020.

* Total (0,4% à 43,7 euros). Kepler Cheuvreux a passé en revue le secteur pétrolier et parapétrolier européen, après avoir modifié ses projections des cours du baril. Il anticipe désormais un niveau de 50$ pour le Brent à long terme, contre 60$ précédemment. Le secteur est mis sous pression par l'accroissement de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis, une tendance appelée à perdurer, estime le bureau d'études, qui pense que le retour des investissements dans le secteur de l'exploration-production risque d'être plus faible que ce qu'espèrent les investisseurs. La recommandation sur Total a été abaissée d'achat à conserver, pour un objectif de cours ajusté de 51 à 45 euros. Kepler Cheuvreux pense cependant que la major française reste l'un des dossiers les plus défensifs du secteur. Ce n'est pas le cas de TechnipFMC, sur lequel l'analyste passe d'achat à alléger avec une valorisation réduite de 36 à 24 euros.

 
1 commentaire - Mi-séance Paris : le CAC40 tente un rebond
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]