Ouverture Paris : semaine... haussière ?

Ouverture Paris : semaine... haussière ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 28 août 2015 à 09h30

LA TENDANCE

Début de séance sans relief à la bourse de Paris, où le CAC40 est quasi stable à 4.659 points dans les premières minutes de cotations. Les volumes s'assagissent aussi avec 250 ME échangés sur les valeurs de l'indice parisien après trente minutes, soit bien moins que lors du coup de chaud de début de semaine qui avait accouché de deux séances où au total plus de 7 Milliards d'Euros ont été échangés. Si les choses devaient en rester là, on assisterait même à une légère progression de l'indice parisien sur la semaine ! Le CAC40 avait en effet clôturé à 4.631 points vendredi dernier, avant le lundi noir dont la chute a donc été totalement rattrapée, ce qui paraît inouï 4 jours plus tard.

WALL STREET

Le DJIA a de nouveau regagné 2,27% à 16.655 pts, alors que le Nasdaq grimpe de 2,45% à 4.812,71. Le S&P500 s'adjuge 2,43% à 1.987,66. Avec un gain total de 6,3%, le Dow Jones a enchaîné sa plus forte progression sur deux séances depuis 2008... Sur les marchés, William Dudley, le président de la Fed de New York, avait initié le rebond mercredi en déclarant que la Réserve fédérale pourrait ne pas relever ses taux lors de sa réunion monétaire des 16 et 17 septembre prochains... Par ailleurs, Shanghai s'est enfin repris depuis jeudi, après l'annonce d'une injection massive de liquidités de la part de la banque centrale chinoise qui avait déjà baissé ses taux auparavant.

ECO ET DEVISES

En attendant, la croissance US du deuxième trimestre a été révisée plus fortement que prévu, à +3,7% en rythme annualisé. Voilà qui tranche avec la situation au Japon, où l'inflation est restée à 0 en juillet... Si les prix n'ont pas baissé, comme les marchés l'anticipaient (-0,2/0,3%), l'économie japonaise reste encore loin de la cible des 2% d'inflation de la BoJ.

La consommation des ménages a accusé un repli de 0,2% en juillet sur un an, après une chute de 2% en juin. La consommation reste particulièrement atone dans l'automobile.
Même si sur le front de l'emploi, le taux de chômage est descendu à 3,3% au Japon, ces chiffres confirment la mollesse de la conjoncture après les données publiées la semaine dernière qui ont révélé une contraction du produit intérieur brut de 1,6% en rythme annualisé pour le deuxième trimestre 2015.

D'après le rapport gouvernemental aux États-Unis, le PIB du second trimestre 2015 (lecture préliminaire) a progressé sur un rythme annualisé de 3,7%, contre un consensus de place de +3,2% et une estimation initiale de +2,3%. La révision en forte hausse du PIB du second trimestre reflète les ajustements sur les ventes de détail et les stocks... La révision en hausse porte la croissance des dépenses de consommation à +3,1%, contre +2,9% en première estimation. Les révisions en hausse ont aussi concerné les dépenses gouvernementales. Les profits des entreprises ont affiché un gain de 2,4% au second trimestre, après un fort recul au 1er trimestre. L'indice de prix 'PCE' a progressé sur un rythme de 2,2%, conformément à sa première évaluation (+1,8% hors alimentation et énergie).

Côté devises, l'euro se tasse donc sur les 1,1245/$ entre banques, alors que le pétrole retrouve les 43$ le baril WTI, en rebond de près de 10% !

En France, les prix à la production sur le marché français se sont contractés de 0,1% en juillet après avoir augmenté de 0,1% en juin, annonce l'Insee. La baisse des prix des produits du raffinage est compensée par la hausse des prix des produits des industries extractives, énergie, eau et des denrées alimentaires. En glissement annuel, les prix accusent un repli de 1,6%.

A suivre l'indice du sentiment des consommateurs américains selon l'Université du Michigan suivra à 16h00.

VALEURS EN HAUSSE

* Havas (+2% à 7,41 Euros) : Le Revenu du Groupe Havas au second trimestre 2015 s'élève à 565 ME, soit 1,034 MdE pour le premier semestre, en hausse de 19,2% en données brutes. La Croissance organique du Groupe (hors variations de change et de périmètre) ressort à +5,5% sur le second trimestre 2015 et à +6,3% pour le premier semestre 2015. Les variations de change ont impacté positivement l'ensemble du semestre à hauteur de 85,6 ME. Le Résultat Opérationnel Courant s'élève à 137 ME au 1er semestre 2015, contre 113 ME au 1er semestre 2014 en progression de 21,7%. La Marge Opérationnelle Courante s'établit à 13,3% au 1er semestre 2015 contre 13% pour la même période 2014, soit une progression de 30 points de base. Le Résultat Opérationnel a progressé de 22,4% et s'élève à 128 ME contre 104 ME pour la période équivalente 2014. Le taux effectif d'impôt ressort à 30,4% contre 29% au premier semestre 2014. Le Résultat Net Part du Groupe de 77 ME au 1er semestre 2015 est en hausse de 27,6% par rapport au 1er semestre 2014. Il représente ainsi 7,4% du revenu au 1er semestre 2015. Le Bénéfice Net par Action (basique et dilué) progresse de 23% à 0,18 euro.
Le New business net du premier semestre 2015 s'établit à 1,124 MdE soit 607 ME pour le deuxième trimestre seul (en termes de billings - qui est la référence retenue par le marché).

* Bolloré (+3,80% à 4,84 Euros) : le CA consolidé de Bolloré au 1er semestre s'établit à 5,343 milliards d'euros,en progression de 5%. A périmètre et taux de change constants, il recule de 0,3% par rapport au 1er semestre 2014, intégrant principalement la progression des activités transport et logistique (+4,7%) et communication (+5,9%) ainsi que la baisse de l'activité logistique pétrolière (-15%) en raison de la baisse des prix des produits pétroliers. L'Ebitda atteint 536 millions d'euros en progression de 17%. Le résultat opérationnel du Groupe se monte à 338 ME, en hausse de +11% par rapport au 1er semestre 2014. Le résultat financier s'établit à 263 ME contre -15 ME au 30 juin 2014. Il intègre notamment 325 ME de dividendes nets reçus de Vivendi. La part dans le résultat net des sociétés mises en équivalence non opérationnelles ressort à 63 ME (36 ME au 1er semestre 2014). Elle intègre principalement les contributions des plantations du Groupe Socfin, en léger recul, et de Mediobanca, en forte progression grâce à l'augmentation combinée des résultats et de la valeur de la participation.
Après 112 ME d'impôts (113 ME au 1er semestre 2014), le résultat net consolidé s'établit à 552 ME (217 ME au 1er semestre 2014). Le résultat net part du Groupe ressort à 476 ME (133 ME au 1er semestre 2014).

* Nicox (+2,70% à 1,96 Euro) : la société a enregistré une perte nette de -15,8 millions d'euros au 30 juin 2015, contre -16 millions d'euros au 30 juin 2014. Le résultat net du groupe reste stable suite à la cession de Nicox Inc. fin 2014. Au 30 juin 2015, la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les instruments financiers du Groupe totalisent 39,5 millions d'euros, contre 31,9 millions d'euros au 31 décembre 2014. En mars 2015, Nicox a réalisé une levée de fonds auprès d'investisseurs institutionnels spécialisés dans les sciences de la vie, principalement américains, pour un produit brut de 27 millions d'euro
Le chiffre d'affaires de Nicox s'est élevé à 4,6 millions d'euros au premier semestre, contre 2,1 millions d'euros au premier semestre 2014.

* Maurel et Prom (+2,75% à 4,82 Euros) : le groupe qui a annoncé son intention de fusion avec MPI, a publié ses résultats consolidés au 30 juin 2015. Avec la chute des prix du pétrole, la limitation de la production, et des dépréciations constatées au 1er semestre 2015, le résultat opérationnel du groupe s'élève à -33 ME (156 ME au 1er semestre 2014). Sur le semestre, Maurel et Prom est en perte de -43,7 millions d'euros (+59,3 annoncés au 1er semestre 2014). "Les résultats du 1er semestre reflètent l'environnement économique difficile dans lequel le Groupe évolue et intègrent les premiers effets de la politique drastique de réduction des dépenses et des investissements mise en place nous", indique le management. Afin de préparer le groupe à une période de prix bas et de le positionner comme un leader parmi les sociétés pétrolières indépendantes, les équipes ont suivi dès le second semestre 2014 une politique drastique de discipline budgétaire. Grâce à la poursuite de la politique menée, le Groupe devrait présenter des résultats et un cash-flow opérationnels positifs dès le second semestre 2015.

VALEURS EN BAISSE

* Hermes (-0,25% à 320,25 Euros) : Le résultat opérationnel du groupe a cru de 20% et s`élève à 748 ME, contre 621 ME au 1er semestre 2014. Malgré l`impact dilutif des parités monétaires, la rentabilité opérationnelle demeure élevée à 32,5% des ventes, proche de celle atteinte à fin juin 2014 (32,6% des ventes). Le résultat net consolidé part du groupe s`élève à 483 ME et représente 21% des ventes. La capacité d`autofinancement (574 ME) a permis de financer l`intégralité des investissements opérationnels et financiers (101 ME), le besoin en fonds de roulement lié à l`activité (108 ME) et la distribution du dividende ordinaire (308 ME). Après versement du dividende exceptionnel (522 ME), la trésorerie nette s`élève à 952 ME au 30 juin 2015. Hermès International a généré 2,299 milliards d'euros de chiffre d'affaires au terme du premier semestre 2015, en progression de 21% en données brutes, et de 9% avant prise en compte de l'effet de change. Sur le seul second trimestre, la hausse brute atteint 22% et la progression organique 9,7%.

* Nanobiotix (-0,34% à 17,80 Euros) : la société publie un chiffre d'affaires total d'environ 1,7 ME (S1 2014 : 1 ME), correspondant à la quote-part du premier versement effectué par PharmaEngine (91 KE), au Crédit d'impôt Recherche (1,4 ME) et autres subventions (149 KE). Les coûts de 'R&D' passent à 6,1 ME, contre 3,3 ME au 30 juin 2014, en support de l'accélération du plan de développement clinique, avec notamment l'expansion de l'essai pivot (phase II/III) pour le sarcome des tissus mous, l'étude tête et cou de phase I/II et la préparation de nouveaux essais cliniques.
Les frais généraux sont de 2,8 ME (S1 2014 : 1,8 ME) résultant principalement du développement du groupe, en ce compris notamment les analyses préparatoires à la mise sur le marché (market access) du produit NBTXR3, les projets de business development et les activités de la filiale américaine. La perte opérationnelle s'établit à -7,8 ME (S1 2014 : -4,1 ME) sur la période, conformément aux prévisions.
La trésorerie est de 25 ME au 30 juin 2015 (S1 2014 : 27 ME).

* Lanson-BCC (-1,15% à 33,41 Euros) : la société a enregistré pour le premier semestre 2015 un chiffre d'affaires consolidé de 85,8 millions d'euros contre 94,3 ME au 30 juin 2014 (-9%). "Après un mauvais début d'année en France, en raison des événements intérieurs, et une stagnation à l'export, les ventes de Lanson-BCC enregistrent un certain retard. Cette situation négative tient en partie à des décalages de ventes sur le second semestre, en particulier vers le Royaume-Uni où Champagne Lanson détient des parts de marché historiquement importantes", explique le groupe dans un communiqué.

 
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