Préouverture Paris : petit mieux en vue

Préouverture Paris : petit mieux en vue©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 19 mai 2017 à 08h30

LA TENDANCE

Après deux séances de baisse sur fond d'inquiétudes en provenance des Etats-Unis et du Brésil, la tendance est un peu plus ferme pour terminer la semaine en Bourse de Paris, avec un CAC40 attendu en rebond de 0,15%, tandis que le passage à vide de la Bourse américaine ne s'est pas prolongé hier soir... Les marchés d'actions US ont rebondi, même s'ils n'ont regagné qu'une partie du terrain perdu la veille. Les investisseurs veulent croire que les controverses entourant les liens de Donald Trump avec la Russie ne remettront pas profondément en cause les fondamentaux plutôt solides de l'économie américaine...

WALL STREET

L'indice Dow Jones a repris 0,27% à 20.663 points, après une chute de près de 1,8% la veille, tandis que l'indice large S&P 500 a regagné 0,37% à 2.366 pts (-1,8% mercredi), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technos et biotechs, est remonté de 0,73% à 6.055 pts après avoir dégringolé de 2,57% la veille. La volatilité, mesurée par l'indice VIX (aussi appelé "indice la peur"), est retombée de 5,5% à 14,7, après avoir flambé de 15% mercredi.

ECO ET DEVISES

L'indice des indicateurs économiques avancés américains mesuré par le Conference Board a grimpé de 0,3% en avril par rapport à mars, en ligne avec le consensus de place. Enfin, l'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie est ressorti à un très haut niveau en mai, à +38,8, contre un consensus de 19,6 et un niveau de 22 un mois auparavant...
Sur le marché des changes, le dollar tente de reprendre de la hauteur. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises internationales, a regagné 0,37% à 97,90, mais reste malgré tout au plus bas depuis l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Le billet vert a abandonné environ 5% depuis son pic de décembre dernier, là où l'avait propulsé l'espoir de réformes susceptibles d'accélérer la croissance des Etats-Unis... L'euro pointe ce matin à 1,1111/$.
Le pétrole poursuit sa remontée : le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison juin pointe en hausse à 49,75$. Au Le baril de Brent de mer du Nord progresse lui aussi à 52,95$.
Les investisseurs tablent sur une reconduction pour 9 mois, jusqu'en mars 2018, de l'accord de réduction de la production pétrolière de l'Opep et ses alliés, lors de la réunion du 25 mai à Vienne. Lundi, l'Arabie Saoudite, principal producteur de l'Opep, et la Russie (non-membre du cartel) ont annoncé qu'ils s'étaient accordés pour réduire leur production jusqu'en mars 2018...

VALEURS A SUIVRE

* Danone : A l'occasion de son "Séminaire Investisseurs" qui s'est tenu à Evian, Danone a présenté pendant 2 jours les principaux axes de son plan de croissance, tout en soulignant son positionnement unique qui lui permettra de mener à bien la Révolution de l'Alimentation.
Danone a lancé son plan de transformation 'Danone 2020' en 2014. Un contexte économique mondial volatil et complexe et des changements rapides dans les tendances de consommation sont à l'origine aujourd'hui de modèles de croissance en transition au sein du secteur alimentaire mondial. Ce mouvement s'est amplifié au cours de ces 12 derniers mois. Danone réaffirme cependant "toute la pertinence du plan Danone 2020 dans ce contexte", puisque "l'entreprise bénéficie d'un positionnement unique grâce à son portefeuille de catégories tournées vers la santé, la force de ses marques internationales et locales, sa culture centrée sur l'humain et sa politique engagée en matière de développement durable".
Compte tenu de l'accélération des facteurs de changements au sein du secteur alimentaire, Danone "continuera de renforcer son modèle et d'adapter sa stratégie avec un seul objectif : renforcer sa capacité à saisir les opportunités de croissance long-terme et son efficacité".
Danone a conclu le séminaire en réaffirmant son engagement de construire un modèle de croissance forte, durable et rentable.
Pour 2017, Danone continue d'anticiper une croissance modérée de son chiffre d'affaires et confirme une amélioration durable de sa marge opérationnelle courante, tenant compte de l'intégration de WhiteWave et des premières synergies de coûts, et conduisant à une croissance à deux chiffres du BNPA courant à taux de change constant.
Entre 2017 et 2020, Danone poursuivra le découplage de ses agendas de croissance à moyen terme et d'efficacité à court terme, accélérant de manière séquentielle sa croissance et maximisant immédiatement son efficacité, grâce notamment au programme Protein et à la réalisation des synergies post acquisition de WhiteWave. Cette stratégie permettra de progresser en sécurité pour assurer une croissance rentable et durable, une croissance continue du BNPA et créer les conditions d'une croissance forte, rentable et durable. Dans le cadre de son plan de croissance, Danone se focalisera sur son désendettement et sur la poursuite de l'amélioration de la rentabilité de ses capitaux investis (ROIC).
Danone a précisé ses objectifs financiers pour 2020. Le groupe Danone vise une croissance globale des ventes en données comparables comprise entre 4% et 5%. Par ailleurs, Danone vise pour 2020 une marge opérationnelle courante supérieure à 16%. Elle s'appuie sur
- une progression structurelle de la marge de l'ensemble des catégories, grâce à une discipline accrue dans l'allocation des ressources pour garantir une croissance rentable ;
- le programme Protein qui génèrera plus d'1 milliard d'euros d'économies d'ici 2020, dont un minimum de 300 millions d'euros sera alloué à la marge d'ici 2020 (100 ME chaque année à partir de 2018).
- 300 M$ de synergies générées au niveau de la marge opérationnelle courante en 2020 grâce à l'acquisition de WhiteWave.
Enfin, Danone continuera de se focaliser sur la progression de son free cash-flow, qui permettra de se désendetter, avec l'objectif d'atteindre en 2020 un ratio d'endettement (dette nette / Excédent brut d'exploitation) inférieur à 3. Danone vise par ailleurs un ROIC d'environ 12% pour 2020.

Cegid : Le Conseil d'administration de Cegid Group s'est réuni pour entamer un projet de transformation en société européenne qui pour rappel, est une société régie par le droit européen dont le droit de son siège social peut plus aisément se transférer dans un autre Etat de l'Union Européenne, ou se rapprocher d'une société d'un autre Etat de l'Union Européenne.
Ce projet de transformation vise à moderniser la structure juridique de Cegid Group, lui donner davantage de flexibilité dans son projet de développement de ses activités en dehors de France et lui permettre de bénéficier des autres avantages de la société européenne.
"Nous sommes très motivés par la perspective d'engager cette démarche transformative qui constituerait une étape importante dans notre stratégie d'internationalisation", commente Pascal Houillon, Directeur Général de Cegid Group.
Le Conseil d'administration de Cegid Group a également décidé d'étudier activement la possibilité de transférer le siège social de la société aux Pays-Bas. Ce transfert offrirait au groupe le cadre financier, juridique et règlementaire, ainsi que l'environnement économique, optimaux afin de poursuivre sa croissance à l'international et sa stratégie de croissance externe.
A l'issue du transfert, Cegid Group ne serait plus soumise au droit français des sociétés, mais au droit des sociétés des Pays-Bas, "qui peut être plus ou moins favorable aux actionnaires minoritaires". Ainsi, la plus grande souplesse offerte par le droit néerlandais pour renforcer le capital des sociétés permettrait à Cegid Group d'accéder à des solutions de financement intéressantes pour poursuivre des opportunités de croissance externe, mais "pourrait aboutir à une dilution des actionnaires minoritaires".
Le Conseil d'administration considère que "la transformation et le transfert actuellement envisagé seraient des atouts dans l'expansion de Cegid Groupe en dehors de France, notamment par acquisitions, ce qui sera clé dans les années à venir pour permettre à Cegid Group de maintenir et renforcer ses positions sur le marché par rapport à des concurrents régionaux de taille similaire en Europe". Un transfert "pourrait encore renforcer le profil international du groupe et faciliter son expansion en dehors de France".
Dans les prochains jours, Cegid Group engagera le processus de consultation des instances représentatives du personnel sur la transformation.
Cegid Group va également s'employer à constituer dans les meilleurs délais, un groupe spécial de négociation chargé de déterminer les conditions de représentation des salariés dans la société européenne.
Compte tenu des projets de Cegid Group pour la transformation, et d'un possible Transfert, Claudius France a l'intention de déposer une offre publique d'achat sur l'ensemble des titres (actions et bons d'acquisition d'actions dits BAARs) de Cegid Group. L'offre serait déposée à un prix de 85 euros par action et 67 euros par BAAR.

* Euronext : le groupe a vu ses revenus se stabiliser au premier trimestre, à 126,5 ME (+0,1%). L'EBITDA, à 70,5 ME décroît légèrement par rapport aux 71,8 ME un an plus tôt, soit un taux de marge de 55,7%, contre 56,8% au premier trimestre 2016. Le résultat net recule de -9% à 43,9 ME (soit un bénéfice par action de 0,63 Euro), contre 48 ME un an plus tôt (0,69 Euro).

* Celyad a clôturé le trimestre avec une trésorerie de 72,4 millions d'euros. La consommation de trésorerie pour le premier trimestre de 2017 s'est élevée à 10,2 millions d'euros, en ligne avec les prévisions. La société confirme que cette trésorerie couvrira les dépenses opérationnelles ainsi que les besoins de financement pour toutes nos activités, et ce, jusqu'à la mi-2019.

* DLSI : Au 1er trimestre 2017, Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe DLSI atteint 44,39 millions d'euros, en progression de 4,62% par rapport au 31 mars 2016 (42,43 ME). Il est en croissance de +4,35%. "Depuis le dernier semestre 2016 notre chiffre d'affaires continue à progresser de manière constante par rapport à l'exercice précédent, tous nos indicateurs sectoriels sont au vert",indique le management du groupe.
A l'international, le chiffre d'affaires représente 27,57% de l'activité (27% au T1 2016)
L'évolution du chiffre d'affaires résulte du maintien de l'activité et de notre développement dans le nucléaire.
Au cours de l'Assemblée générale ordinaire du 23 juin 2017, DLSI proposera à ses actionnaires la distribution d'un dividende de 0,50 euro par action.
Le Groupe prévoit un chiffre d'affaires consolidé de 200 ME au 31 décembre 2017. "Les chiffres de ce premier trimestre permettent à notre Groupe d'être confiant sur sa capacité à atteindre ce prévisionnel", explique le management qui ajoute : "Le Groupe poursuit sa stratégie de développement en France et à l'international, des projets sont en cours de signature".

* CNIM : le groupe annonce aujourd'hui la livraison de 70 plaques radiales destinées à l'aimant le plus sophistiqué au monde, qui sera intégré dans les équipements prochainement installés dans ITER la plus grande machine expérimentale du monde, conçue pour démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion.
Cette nouvelle participation de CNIM au projet ITER est issue d'un contrat signé avec Fusion for Energy (F4E), l'organisation de l'Union européenne qui gère la contribution européenne à ITER.
Aux termes de ce contrat, d'une valeur approximative de 150 millions d'euros un consortium composé de CNIM et de SIMIC devait livrer les 70 plaques radiales nécessaires aux bobines de champ toroïdal européennes.

* CNP Assurances : le groupe a publié ses rapports sur la solvabilité et la situation financière (Solvency and Financial Condition Report ou SFCR), conformément aux nouvelles exigences réglementaires. Ces rapports, relatifs à l'exercice 2016, montrent que les taux de couverture du SCR du Groupe et de l'ensemble de ses filiales traduisent une solvabilité confortable, malgré une année 2016 marquée par des taux d'intérêt historiquement bas en Europe.
Les fonds propres éligibles en couverture du SCR groupe sont de 23,7 milliards d'euros à fin 2016, composés à 79% de fonds propres de niveau Tier 1, sans tenir compte de 3 MdsE de surplus de fonds propres logés dans les principales filiales et non reconnus par le régulateur au niveau du Groupe. Le SCR groupe est de 13,4 MdsE à fin 2016, dont 57% au titre des risques de marché et 30% au titre des risques de souscription. Le taux de couverture du SCR groupe de 177% à fin 2016. Le taux de couverture du SCR solo de CNP Assurances est de 188% à fin 2016.

* Signaux Girod : Le chiffre d'affaires du 2ème trimestre de Signaux Girod progresse de 6,8% à 22,6 ME. Il permet de combler la baisse constatée sur le 1er trimestre, avec en cumul un chiffre d'affaires qui s'établit à 51,6 ME (+0,6%). Ces chiffres sont en ligne avec les objectifs du groupe, qui publiera ses résultats semestriels le 13 juin 2017, après bourse.

* Erytech Pharma : Au 1er trimestre 2017, la perte nette de Erytech Pharma s'élève à -6,5 millions d'euros (-4,3 ME pour la même période de l'exercice précédent). L'augmentation de 2,2 ME est due à la progression des dépenses engagées dans les programmes de développement préclinique et clinique de la société, notamment des frais de prestations de services et de sous-traitance liés principalement aux aspects cliniques et réglementaires des projets en cours de développement, ainsi qu'à une hausse des frais de personnel, des postes clés ayant été pourvus dans les domaines préclinique, clinique et pharmaceutique. Les autres revenus, composés principalement du crédit impôt recherche et de subventions, ont augmenté dans les mêmes proportions.
Au 31 mars 2017, la trésorerie et équivalents de trésorerie de Erytech Pharma s'élevaient à 30,5 ME (40,6 ME au 31 mars 2016). La consommation nette de trésorerie totale a été de 7,1 ME sur le 1er trimestre, contre une consommation nette de trésorerie de 5,1 ME à la même époque en 2016. La consommation nette de trésorerie est également le reflet de l'augmentation des dépenses engagées dans les programmes de développement des produits et le renforcement des activités de la société.
Erytech Pharma fait part de résultats positifs dans l'étude de Phase 2b avec eryaspase dans le cancer du pancréas métastasé, montrant une amélioration significative de la survie sans progression (PFS) et de la survie globale (OS). La société va lancer une étude indépendante de Phase 2 initiée par des chercheurs avec eryaspase (GRASPA) dans la leucémie aiguë lymphoblastique. Les données précliniques sont prometteuses sur le nouveau produit candidat erymethionase et sur l'approche en immunothérapie.

 
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