Analyse : la répartition de l'épargne dans les nouvelles régions

Analyse : la répartition de l'épargne dans les nouvelles régions©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 05 janvier 2016 à 14h27

1.742 milliards d'euros, soit une moyenne de 27.554 euros par habitant. Tel est l'encours d'épargne liquide des Français, d'après la Banque de France (à fin octobre). Une précédente étude de L'Argent & Vous a déjà montré que selon les régions, les Français sont loin d'être égaux face à l'épargne, un Breton épargnant par exemple beaucoup plus qu'un Picard. Mais qu'en est-il avec les 13 régions mises en place début 2016 ? C'est ce que L'Argent & Vous a cherché à savoir en croisant des données de la Banque de France et de l'Insee.

Dans cette nouvelle configuration, l'Ile de France reste un cas à part. Elle concentre près du tiers des dépôts sur les comptes bancaires, livrets et autres PEL. Ceci tient à son poids économique mais aussi au fait que certains établissements financiers déclarent l'ensemble de leurs dépôts au niveau de leur siège francilien.

Auvergne-Rhône-Alpes en tête, Nord-Pas-de-Calais-Picardie en retrait

Deuxième région économique, Auvergne-Rhône-Alpes est aussi sur la deuxième marche en termes de stock d'épargne (11,4% du total) ou d'encours moyen par habitant (25.792 euros). Il faut dire que les deux anciennes régions étaient déjà en haut de tableau auparavant.

Cette analyse montre également que les Bretons restent parmi les plus économes avec une moyenne de 25.563 euros par habitant. L'écart avec les Corses (21.384 euros) ou les Normands (19.727 euros) apparaît flagrant. Enfin, sans grande surprise, les habitants de Nord-Pas-de-Calais-Picardie ferment la marche avec à peine plus de 18.000 euros par tête. De fait, Nord-Pas-de-Calais et Picardie fermaient déjà la marche lorsqu'existaient encore les 22 régions.

Une répartition conforme au poids économique

Ces chiffres prouvent que la ventilation de l'épargne ne dépend pas du poids démographique des régions. Nord-Pas-de-Calais-Picardie regroupe par exemple 9,5% des habitants du pays mais ne n'accueille que 6,2% de l'encours d'épargne national.

En revanche, notre panorama fait apparaître une relation directe entre l'épargne et le poids économique de chaque région, la part des dépôts correspondant peu ou prou à la contribution au PIB. Seule l'Ile-de-France et Nord-Pas-de-Calais-Picardie s'écartent ici plus nettement de la norme.

Des modes d'épargne bien différents

Il est enfin intéressant de souligner que d'une région à l'autre les façons d'épargner ne sont pas les mêmes. En moyenne, les Français laissent dormir 34,5% de leurs dépôts sur des comptes ordinaires. Toutefois la proportion dépasse à peine les 27% dans le grand Nord Est (ALCA) ou en Bretagne.

Dans ces régions, les épargnants misent plutôt sur les livrets, qui pèsent près de 36% de l'encours total (contre 33% à l'échelon national). Les Bretons semblent également friands de PEL. Ils ont placé plus de 19% de leur épargne liquide sur ce support alors que la proportion n'est que de 13,4% pour l'ensemble des Français.

 
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