Placements : les banques pourraient mieux faire en matière de conseil

Placements : les banques pourraient mieux faire en matière de conseil©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 05 avril 2016 à 09h23

Bien mais peuvent mieux faire. Telle est l'appréciation que porte l'AMF sur les réseaux bancaires. Comme chaque année, l'Autorité a mené en décembre des visites mystère dans 11 réseaux bancaires pour tester la qualité du conseil en termes de placement.

Pour la campagne 2015, le rapport indique que « la compétence commerciale des chargés de clientèle rencontrés est globalement bonne » et qu'aucune proposition inadaptée n'a été faite.

Les frais passés sous silence

L'AMF suggère toutefois quelques pistes d'amélioration. La première concerne les frais. Pour les auteurs du rapport, les frais ne sont pas assez souvent abordés de manière spontanée. Or, ils ont un impact direct sur la performance réelle. Ils n'ont par exemple été présentés que dans la moitié des propositions de PEA.

Le constat est globalement le même pour les inconvénients des produits suggérés. Certes, ils ont été mis en avant dans 85% des propositions de PEA. Mais la fréquence n'a pas dépassé les 40-45% pour l'assurance-vie, les parts sociales ou l'épargne bancaire.

Une différenciation pas assez marquée

Enfin, si les propositions ont été différenciées selon le profil de risque du client potentiel, l'AMF regrette la timidité des conseillers sur ce plan. Pour les clients ouverts au risque, « les propositions d'investissement, notamment de PEA, sont restées relativement peu fréquentes », souligne-t-elle. L'investissement a représenté 17% des propositions aux prospects craignant le risque. En comparaison, il n'a représenté « que » 28% des propositions faites aux prospects ouverts au risque (contre 34% pour l'assurance-vie).

Sans le dire ouvertement, l'AMF paraît regretter que les conseillers soient encore massivement tournés vers l'assurance-vie. Celle-ci a représenté 35% des propositions et a été préconisée dans 90% des entretiens.

A ce propos, le rapport souligne d'ailleurs une curiosité. A côté des profils « risquophiles » et risquophobes », un profil « jeune actif » a été testé cette année. Ici, « les chargés de clientèle ont souvent mis en avant la sécurité des placements dans le fonds en euros », alors que le visiteur « jeune actif » se disait largement ouvert au risque et prêt à investir en actions.

 
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