Impôts : depuis 2012, la note des familles aisées a été considérablement alourdie

Impôts : depuis 2012, la note des familles aisées a été considérablement alourdie©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 25 octobre 2016 à 09h16

Le gouvernement l'a assuré récemment : seuls les 20% de ménages les plus aisés ont fait les frais des réformes fiscales depuis 2012. Pour ces foyers, l'impact global a été de 5 milliards d'euros.

Si le gouvernement n'a pas donné beaucoup plus de détails, les familles ont en tout cas payé un lourd tribut. L'effet des abaissements successifs du quotient familial a en effet été chiffré à 1,5 milliard d'euros environ.

Pour s'en rendre compte, L'Argent & Vous a simulé l'évolution de l'impôt de foyers aisés avec enfants et sans enfant depuis 2012, en prenant soin d'isoler l'impact des autres mesures comme le plafonnement des niches ou la création de la tranche à 45% par exemple.

Contribuables avec des revenus de 90.000 euros

Dans un premier cas, nous avons pris l'exemple de deux foyers ayant gagné 90.000 euros en 2011, l'un sans enfant, l'autre avec deux enfants.

D'après le simulateur de Bercy, le foyer sans enfant a payé 13.167 euros d'impôt en 2011, soit une pression fiscale de 14,63%. En 2016, ce même foyer a payé 13.781 euros d'impôt, en supposant une hausse de ses revenus égale à l'inflation entre 2011 et 2015 (+3,17%, à 92.853 euros).

Ainsi pour des revenus en hausse de 3,17%, la facture fiscale a augmenté de 4,7%. La pression fiscale subie par ce foyer a donc peu évolué : de 14,63% en 2012 à 14,84% cette année.

Pour la famille avec 2 enfants aux revenus équivalents, le bilan est bien différent. De 8.495 euros en 2012, l'impôt est passé à 10.761 euros en 2016. Soit une envolée de 26,7%. La pression fiscale a ici été alourdie de 2,2 points, à 11,6%.

L'essentiel de la hausse provient bien de la réforme du quotient familial. Passé de 2.336 euros en 2012 à 1.510 euros en 2016 (par demi-part), il a mécaniquement alourdie la note de cette famille de 1.652 euros.

Contribuables avec des revenus de 150.000 euros

A des niveaux de revenus plus élevés (150.000 euros de revenus en 2011), l'écart est plus limité mais la tendance est la même. Un foyer sans enfant a vu son impôt passer de 29.367 à 30.495 euros (+3,8%).

Pour la famille avec deux enfants, la progression de l'impôt a atteint 12,4% : de 24.695 euros à 27.745 euros.

D'autres mesures à prendre en compte

Bien sûr, les foyers aisés ont aussi été visés par le plafonnement des niches, la création de la tranche à 45% ou encore l'imposition au barème des revenus du patrimoine. Mais alors que ces mesures ont ciblé indistinctement des familles et des contribuables sans enfants, la réforme du quotient familial n'a visé que les familles (au-dessus d'un certain niveau de revenus).

Pour preuve, le quotient familial explique à lui seul 30% des hausses d'impôt subies par les ménages aisés depuis 2012. On peut donc dire que les réformes fiscales engagées depuis 2012 ont été beaucoup plus sévères pour les familles que pour les foyers sans enfants. Sans compter que contrairement aux personnes sans enfants, les familles ont aussi été touchées par la baisse des allocations familiales...

 
5 commentaires - Impôts : depuis 2012, la note des familles aisées a été considérablement alourdie
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    vivarais -

    la note des familles aisées s'est alourdie pour la familles aisée pour les impôts directs
    mais elles s'est alourdie également pour tous aisés ou pas par les 154 taxes indirectes qui se sont glissées dans la consommation de la vie quotidienne

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    chocolat70 -

    c'est normal qu'un couple qui gagne 40000euros par ans ne doit pas toucher les allocs

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    vivarais -

    où est donc l'égalité que vous brandissez
    revenez à l'objectif initial de l'instauration des AF (loi Landry)
    alors que certains pensent que les AF sont une source de revenus au point que certains en usent aujourd'hui comme source de revenu principal
    alors qu'à l'origine cela avait été conçu pour un maintien équilibré de la démographie
    on nous martèle qu'il faut maintenir le taux de natalité aujourd'hui 1.9
    et que vu son taux on doit le compenser par l'immigration et dans le meme temps l'on fait tout pour dissuader d'augmenter le taux de natalité
    un couple avec 3 enfants gagnant 40 milles euros , quel est le cout que genére ces 3 enfants et son impact sur son train de vie
    voilà pourquoi les couples aisés comme vous dites reduisent le nombre d'enfants
    et ce que vous oubliez c'est que c'est la classe moyenne qui fait tourner l'économie par la consommation et les emplois dérivés dans le tertiaire
    plutôt que de jalouser réfléchissez
    moins d'enfants dans les classes aisées = moins de nourrices agréées , moins d'employés de maison car moins de charges ménagères générées par les enfants, et moins d'employés dans le tertiaire (activité de loisirs)
    l'argent des AF donnés aux familles même si elles sont aisées retournent dans le circuit pour maintenir la croissance
    il faut abandonner ces clichés d'un autre temps le gentil pauvre et le mechant aisé"

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    c281186 -

    C EST NORMAL ..IL FAUT ENCORE IMPOSER TOUS LES MILLIARDAIRES ....EUX QUI GASPILLENT....

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    paulette19 -

    nivellement plus que des pauvres , mais le problème c'est qu'on ne sait même pas où passe tout l'argent volé ?

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    Patdix -

    La moralité de l'histoire nous laisserait à penser qu'ils ne veulent plus que les gens riches aient moins d'enfant ?
    Dans quel but ?????

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    vivarais -

    le but étant de renflouer les caisses qu'ils ont vidé en faisant de l'aide électoraliste toujours plus fortes à des non ayant droits
    obtenir les voix des français issus de l'immigration en allouant des aides aux nouveaux venus n'ayant acquits aucuns droits par une participation à l'efort national et par la cotisation

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