"Art Paris Art Fair, vers un art contemporain accessible"

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Boursier.com, publié le jeudi 06 avril 2017 à 13h50

La démocratisation du marché de l'art fait figure de vaste utopie lorsque l'on sait que les œuvres d'art ont toujours été au service d'une élite intellectuelle, sociale et financière.

Et pourtant, c'est le pari réussi de Guillaume Piens, commissaire général de la foire d'Art Paris Art Fair qui s'est tenue la semaine dernière à Paris (du 29 au 2 avril) sous la coupole du Grand Palais. Depuis son arrivée en 2012, Guillaume Piens est en quête d'identité pour une foire loin de la vision de l'art contemporain institutionnelle de la FIAC.

Vitrine alternative

Sa stratégie est double. D'abord inviter des scènes artistiques peu ou mal connues - après la Corée, c'est au tour de l'Afrique d'être mise à l'honneur pour cette édition 2017. Puis développer un réseau de galeristes et d'artistes en marge du label de l'art contemporain. Hors des sentiers battus, la foire a accueilli une vingtaine de galeries venues de différents pays comme l'Afrique du Sud, l'Angola, le Cameroun ou la Côte d'Ivoire. Si ce choix s'avère préjudiciable pour la foire qui peine à rencontrer des galeries institutionnalisées, c'est avec un engouement certain que ses participants ont accueilli un total de 54 537 visiteurs ; une fréquentation en hausse pour cette nouvelle édition.

Evénement accessible

Il faut dire que l'évènement demeure plus accessible en affichant des prix allant de 500 à 50 000 €, tandis qu'un marché de l'art africain en pleine croissance lui confère une forme de vitalité. En ce sens, Art Paris Art Fair triomphe d'une réelle originalité en marquant l'intérêt grandissant du public pour une scène culturelle multiple.

Exonération d'ISF

En pleine période de déclaration ISF, le 17 mai pour la déclaration papier et entre le 23 mai et 6 juin pour les déclarations en ligne pour un patrimoine net taxable est compris entre 1,3 M€ et 2,57 M€, et le 15 juin pour un patrimoine supérieur ou égal à 2,57 M€, rappelons que l'achat d'œuvres d'art et d'antiquités fait partie des rares actifs patrimoniaux non assujetti à l'ISF.

C'est un placement passion qui offre aux propriétaires d'œuvres d'art plaisir esthétique, élévation sociale et plus-value. En cas de cession, le vendeur aura le choix  entre la taxation forfaitaire (4,5 % du prix de vente) et le régime général, qui impose la plus value à hauteur de 34,5 % (19 % + 15,5 % de prélèvement sociaux), avec 5 % d'abattement par an après la 2ème année, et une exonération totale de la plus-value après 22 ans.

 
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