20 millions d'euros par jour, le coût de la grève à la SNCF

20 millions d'euros par jour, le coût de la grève à la SNCF©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 09 avril 2018 à 09h44

Un TGV sur cinq, un Transilien et un TER sur trois et un Intercités sur six devraient rouler ce lundi, pour la deuxième série d'action des cheminots de la SNCF. La direction a annoncé un taux de déclaration de grévistes de 43% pour la journée parmi ses agents "indispensables" pour faire circuler les trains sur son réseau.

Combien coûte le mouvement ? "Quand il y a très peu de trains comme aujourd'hui, c'est de l'ordre de 20 millions d'euros par jour", a répondu Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, sur BFMTV et RMC lundi. La compagnie a perdu selon lui une centaine de millions d'euros depuis le début de ce mouvement, "parce que lorsque des clients voient que les trains de marchandise - le fret - n'est pas fiable, ils passent à la route et c'est très difficile de les faire revenir", a-t-il expliqué.

Situation toujours tendue

Les discussions qui ont eu lieu jeudi et vendredi au ministère des Transports ont accentué les crispations entre les syndicats et le gouvernement. La CGT a notamment prévenu que la mobilisation pourrait se prolonger au-delà du mois de juin. "Tant que les trois points de la réforme sont maintenus tels qu'ils sont et que le gouvernement ne répond pas aux huit points de revendication unitaires, oui effectivement, je pense qu'on va avoir du mal à avancer", a indiqué Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, sur LCI.

Les syndicats dénoncent notamment l'ouverture à la concurrence de la SNCF, la suppression de l'embauche au statut des cheminots et réclament une reprise de la dette par le gouvernement. Sur ces trois sujets, l'exécutif qui s'est lancé dans une contre-offensive médiatique dimanche a indiqué qu'il ne plierait pas.

"J'entends la détermination de certaines organisations syndicales mais qu'ils entendent bien la mienne aussi. Le statu quo n'est pas viable", a déclaré le Premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview au 'Parisien'.

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