2020 a été la pire année depuis 1946 pour l'économie américaine

2020 a été la pire année depuis 1946 pour l'économie américaine©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 28 janvier 2021 à 18h04

Sur l'ensemble de l'année, l'activité de la première économie mondiale a reculé de 3,5%, sa première baisse depuis la "Grande Dépression" de 2007-2009.

Sur l'ensemble de l'année, l'activité de la première économie mondiale a reculé de 3,5%, sa première baisse depuis la "Grande Dépression" de 2007-2009.

L'économie américaine a subi en 2020 sa plus violente contraction depuis la Seconde Guerre mondiale, selon la première estimation du produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre. Le département du Commerce a fait état d'une croissance de 4,0% du PIB en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, une performance conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters mais qui marque un net ralentissement de la reprise après le bond de 33,4% enregistré sur juillet-septembre.

Sur l'ensemble de l'année, l'activité de la première économie mondiale a reculé de 3,5%, sa première baisse depuis la "Grande Dépression" de 2007-2009 et le plus mauvais chiffre enregistré depuis 1946. En 2019, le PIB américain avait crû de 2,2%.

Dans l'attente du plan de relance

Le détail des chiffres du quatrième trimestre montre que la poursuite de l'épidémie et l'absence momentanée de mesures de soutien budgétaire ont pesé sur la consommation des ménages, prenant le pas sur la reprise de l'activité du secteur industriel et de l'immobilier.

Les économistes s'attendent à ce que la croissance continue de ralentir au premier trimestre avant de bénéficier de l'impact des campagnes de vaccination et du nouveau plan de relance de l'administration Biden, qui espère faire accepter au Congrès un paquet de mesures représentant 1.900 milliards de dollars (1.560 milliards d'euros).

Le secteur des services laminé

La récession de l'an dernier a touché en premier lieu le secteur des services, qui inclut entre autres la restauration, le tourisme et l'hôtellerie, des activités dans lesquelles la part des bas salaires, des femmes et des minorités est très supérieure à la moyenne nationale.

Ce phénomène s'est traduit par une reprise dite "en K", qui laisse de côté les plus bas revenus alors qu'elle profite aux hauts salaires.

La reprise des derniers mois a ainsi bénéficié à plein à la construction immobilière et à l'industrie manufacturière, la part de cette dernière dans le PIB passant de 11,6% en 2019 à 11,9% en 2020.

Taux de pauvreté

Parallèlement, selon une étude publiée la semaine dernière, par l'Université de Chicago et l'Université de Notre Dame, le taux de pauvreté s'est accru de 2,4 points au second semestre de l'an dernier pour atteindre 11,8%, ce qui correspond à 8,1 millions d'Américains pauvres supplémentaires.

La montée de la pauvreté est liée à la persistance d'un chômage élevé: selon les derniers chiffres du département du Travail, les inscriptions au chômage ont certes reculé la semaine dernière à 847.000 mais elles restent élevées par rapport à leur moyenne historique.

L'emploi a subi en décembre sa première baisse en huit mois et seuls 12,4 millions des 22,2 millions d'emplois supprimés en mars-avril ont été recréés.

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