26ème jour de mouvement dans les transports, le nombre de grévistes au plus bas

26ème jour de mouvement dans les transports, le nombre de grévistes au plus bas©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 30 décembre 2019 à 16h07

Le mouvement s'essouffle, en particulier à la SNCF. Pour mieux repartir à la rentrée ?

Le trafic reste perturbé ce lundi dans les transports publics en Ile-de-France, au 26e jour de la grève contre la réforme des retraites. Les usagers de la RATP ont cependant noté une nette amélioration, avec seulement deux lignes de métro (13 et 7 bis) fermées toute la journée.

Du côté de la SNCF, la direction indique qu'un TGV sur deux fonctionne, de même qu'un Ouigo sur deux, un Transilien sur quatre, un Intercités sur quatre et quatre TER sur dix.

La mobilisation au plus bas

Mais la mobilisation s'essouffle, et tombe même au plus bas depuis le début du mouvement le 5 décembre. Ainsi, l'entreprise ne compte que 7,1% de grévistes - mais encore un tiers de conducteurs toujours à l'arrêt. Ainsi, 32,5% des conducteurs de train, 18,1% des contrôleurs et 9,3% des aiguilleurs sont en grève.

Des taux qui accusent tous une baisse par rapport à vendredi, mais les observateurs estiment qu'il devraient remonter après les fêtes. Les négociations officielles entre l'exécutif et les partenaires sociaux reprendront en effet le 7 janvier, avant une grande journée de mobilisation programmée pour le 9 janvier.

Dans l'attente des voeux du président

Dans ce contexte, les traditionnels voeux télévisés du 31 décembre d'Emmanuel Macron sont particulièrement attendus. Les syndicats y guetteront des annonces, alors que le président fait silence radio depuis plusieurs jours.

Le mouvement lancé le 5 décembre dénonce le projet gouvernemental de réforme du système des retraites qui prévoit de fusionner les 42 régimes existants en un régime universel par points. Le record de durée de la grève a été battu la semaine dernière : en 1995, le mouvement avait en effet duré 22 jours, entre le 24 novembre et le 15 décembre. A l'époque, les syndicats manifestaient notamment contre la réforme des régimes de retraites des fonctionnaires et des agents de services publics et de la Sécurité sociale - le gouvernement Juppé avait fini par jeter l'éponge, face à la contestation.

Pourrissement du conflit

Dans un entretien accordé ce weekend au 'JDD', le patron de la CGT Philippe Martinez accuse le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit. "Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", estime Philippe Martinez. "Il y a une vraie colère. Bien sûr, 24 jours sans être payé, c'est dur. Mais ce conflit est le reflet de deux ans et demi de souffrance", fait-il valoir en rejetant un projet de réforme des retraites "individualiste" alors qu'il devrait être "solidaire".

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari lui répond dans le même journal. "Certains - je pense à la CGT - pratiquent un syndicalisme ­d'opposition systématique à toute réforme, de blocage et parfois d'intimidation. La CGT veut marquer les esprits par des coups de poing médiatiques. Les Français ne sont pas dupes de la politisation à l'extrême gauche de ce mouvement", dénonce-t-il.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.