40 milliards d'euros, le coût de la cybercriminalité pour la Russie cette année

40 milliards d'euros, le coût de la cybercriminalité pour la Russie cette année
Russie St Basil cathédrale

Orange avec Boursier.com, publié le lundi 28 décembre 2020 à 19h33

L'économie du pays est minée par le nombre de délits aux cartes bancaires, qui a augmenté de 500% cette année.

L'économie du pays est minée par le nombre de délits aux cartes bancaires, qui a augmenté de 500% cette année.

La facture est lourde pour la Russie, déjà minée par l'économie souterraine. Les cyberattaques ont coûté jusqu'à 3,600 milliards de roubles (40 milliards d'euros) aux entreprises et aux citoyens russes cette année, selon la plus grande banque du pays, la Sberbank.

La Russie a encouragé ses citoyens à utiliser les cartes bancaires pour limiter la circulation d'argent liquide et tenter de réprimer l'économie souterraine, mais le nombre de délits aux cartes bancaires a augmenté de 500% cette année, a estimé le ministère de l'Intérieur.

Le secteur privé est le plus vulnérable

Stanislav Kuznetsov, le vice-président de la Sberbank qui supervise la sécurité et les services, a déclaré à Reuters que les entreprises privées et les citoyens ordinaires étaient les principales cibles des cyberattaques, les services de sécurité de l'Etat étant mieux protégés.

"Le secteur privé est le plus vulnérable : tout est visé, des comptes clients aux données financières et aux documents d'appel d'offres : il y a 2,3 millions de comptes (sur le réseau) dark web opérant en Russie et proposant des données volées", a-t-il précisé.

Depuis l'Allemagne, l'Ukraine et le Venezuela

Les cybercriminels russophones opèrent depuis l'Allemagne, l'Ukraine et le Venezuela, ainsi que depuis la Russie, a ajouté la Sberbank, contrôlée par l'État, qui gère sa propre unité de cybersécurité pour assurer la protection informatique et la cyberdéfense de la banque et d'autres entités.

Si les banques, y compris la Sberbank, sont mieux protégées que d'autres secteurs de l'économie, la fraude téléphonique, qui implique qu'un individu se fasse passer pour un employé d'une banque pour obtenir les informations d'une carte bancaire, est de plus en plus courante, a précisé Stanislav Kuznetsov.

Fraude téléphonique

Rien que cette année, estime-t-il, les Russes pourraient perdre jusqu'à 10 milliards de roubles à cause de la fraude téléphonique. Il n'a pas fourni de données pour 2019.

La Banque centrale russe a enregistré plus d'un demi-million d'opérations frauduleuses sur des comptes bancaires dans le pays en 2019 et 6,4 milliards de roubles ont été dérobés sur des comptes bancaires de particuliers et d'entreprises.

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