54% des Français contre l'idée de Macron de "travailler davantage"

54% des Français contre l'idée de Macron de "travailler davantage"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 23 avril 2019 à 09h45

Les électeurs LREM et LR sont respectivement 75% et 84% à vouloir "travailler plus". Mais ceux de la gauche et du RN sont beaucoup plus frileux.

Emmanuel Macron s'exprimera jeudi sur les conclusions du "grand débat national", lors d'une conférence de presse. Le chef de l'Etat devait annoncer ses mesures pour répondre à la crise des "Gilets jaunes" dans une déclaration diffusée lundi 15 avril à 20h00 sur les radios et les chaînes de télévision. Il a renoncé à cette intervention en raison de l'incendie à Notre-Dame de Paris.

Mais depuis, plusieurs de ses annonces ont fuité dans la presse. Parmi elles, l'idée de travailler davantage, qui ne semble pas séduire l'opinion publique, selon un sondage Ifop pour le 'Journal du dimanche'. Ainsi, 54% des Français ne sont pas d'accord, contre 46% qui y sont favorables.

Des pistes qui ne séduisent pas

Ce résultat cache de profondes disparités. Ainsi, les électeurs LREM et LR sont respectivement 75% et 84% à vouloir "travailler plus". Mais ceux de la gauche et du RN sont beaucoup plus frileux : 35% chez les Insoumis, 33% pour les soutiens de Marine Le Pen. "Les retraités (67% chez les plus de 65 ans) et les CSP+ (53%) sont les catégories sociales les plus favorables à cette idée", détaille le 'JDD'.

Interrogés sur quelques-unes des pistes révélées, 41% des Français choisissent en premier lieu "l'abandon des 35 heures". Ils sont seulement 25% à souhaiter "travailler plus durant leur vie en augmentant le nombre d'années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein". L'idée de supprimer un ou plusieurs jours fériés ne séduit que 14% des sondés, tandis que 20% ne veulent aucune de ces options.

Légère reprise de la mobilisation

Le 22ème samedi de manifestations de "Gilets jaunes" a été marqué par un léger regain de mobilisation avant les annonces attendues ces prochains jours d'Emmanuel Macron, en réponse à ce mouvement aux revendications hétéroclites parti en novembre dernier d'une contestation des hausses de taxes sur le carburant. Le ministère de l'Intérieur a fait état de 31.000 manifestants dans toute la France, dont 5.000 à Paris, au lieu de 23.000 et 3.500 samedi dernier.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis mardi à l'Assemblée nationale des "décisions puissantes et concrètes", notamment en matière de fiscalité, mais le mystère demeure sur les pistes qui seront finalement retenues par l'exécutif.

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