5G : coup d'envoi des enchères en France !

5G : coup d'envoi des enchères en France !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 29 septembre 2020 à 10h51

Après plusieurs mois de retard en raison de la crise du Covid-19 et malgré les polémiques, les enchères pour l'attribution des fréquences 5G débutent ce mardi...

Un coup d'envoi sous haute tension... Malgré les polémiques qui entourent la 5G en France, les enchères pour l'attribution des fréquences 5G, initialement prévues en avril mais repoussées en raison de l'épidémie de Covid-19, débutent ce mardi. Autour de la table se trouvent les 4 grands acteurs du secteur : Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.

L'opération doit permettre d'attribuer aux opérateurs télécoms 11 "blocs" de fréquences de 10 mégahertz dans la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz), et ouvrira la voie à de premiers services 5G commerciaux dans certaines villes françaises d'ici la fin de l'année. Lors d'une première phase, les 4 opérateurs ont déjà obtenu chacun un bloc de 50 MHz dans cette bande de fréquences, au prix fixe de 350 millions d'euros.

Pour la deuxième phase (la vente de 110 MHz supplémentaires), les montants encaissés par l'Etat sont portés à au moins 2,17 milliards d'euros. Mais alors que la 5G suscite l'hostilité d'une partie de l'opinion, le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique a indiqué qu'un "plan de contrôle spécifique dédié à la 5G" sera présenté "dans les prochaines semaines".

Des risques pour la santé et l'environnement pour les ONG

Invité d''Europe 1' ce mardi, Cédric O a expliqué que ce plan doit permettre de mesurer l'exposition aux ondes électro-magnétiques dans la rue, dans les écoles et au niveau des téléphones. "Ce qui nous importe, c'est de faire en sorte que si vous êtes un maire, si vous êtes une association environnementale ou dédiée à la santé, vous puissiez demander un contrôle de l'agence nationale des fréquences radio" (ANFR), a-t-il développé.

Pour rappel, près de 70 élus de gauche et écologistes dont Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, et les maires de Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble et Poitiers ont demandé un moratoire sur le sujet, estimant que le déploiement de la 5G se faisait "trop tôt". Des ONG ont également invoqué des risques pour la santé et l'environnement.

Pas de "risque sanitaire en dessous du seuil limite d'exposition"

Le gouvernement a toutefois décidé de maintenir son calendrier, sans attendre la publication en mars 2021 d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire. Mi-septembre, Emmanuel Macron avait également défendu le passage à la '5G', en opposant l'utilisation de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile en France à un "modèle Amish" qui serait souhaité par certains.

Cédric O a tenu de son côté à rassurer sur les potentiels risques liés au déploiement de la 5G. "Depuis 50 ans, 28.000 études ont été menées sur les risques liés aux ondes électro-magnétiques. Jamais elles n'ont pointé un risque sanitaire en dessous du seuil limite d'exposition", a expliqué le secrétaire d'Etat, estimant que l'Hexagone est particulièrement "contraignant" sur la question. "Lorsque vous marchez dans la rue, la valeur à laquelle vous êtes exposé est 200 à 300 fois inférieure aux limites internationales', a-t-il ajouté.

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