5G : des prix en forte hausse pour le premier jour des enchères

5G : des prix en forte hausse pour le premier jour des enchères©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 29 septembre 2020 à 18h29

Le prix est supérieur de 220 millions d'euros au prix initial, d'après l'Arcep, le gendarme des télécoms.

Le prix des enchères des nouvelles fréquences 5G en France est supérieur de 220 millions d'euros au prix initial au premier jour des enchères lancées par le gouvernement, d'après l'Arcep, l'autorité de tutelles des télécoms. Bouygues Telecom (Bouygues), Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) rivalisent pour acquérir 110 MHz répartis en 11 blocs de 10 MHz.

Le nouveau prix de 90 millions par bloc fixé par l'Arcep pour le deuxième jour des enchères représente 20 millions de plus que le prix initial, soit 220 millions de plus pour les 11 blocs.

Climat de défiance

Retardées par la crise du coronavirus, les enchères en vue de l'attribution des fréquences de la 5G ont débuté dans un climat de défiance, alors que les détracteurs la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile en France dénoncent une absence totale de débat dans ce dossier.

"J'entends beaucoup de voix qui s'élèvent pour nous expliquer qu'il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile... Je ne crois pas au modèle Amish et je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l'écologie contemporaine", a raillé mi-septembre Emmanuel Macron, en référence à cette communauté religieuse américaine connue pour son mode de vie simple et austère.

Une réponse à la demande de moratoire sur la 5G, lancée par 70 élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Dans une tribune publiée dans le 'Journal du dimanche', ils réclamaient il y a quelques jours une réflexion et un débat jusqu'à l'été 2021. La décision du gouvernement d'attribuer les fréquences dès septembre "intervient sans étude d'impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable", regrettaient les signataires.

Deuxième phase

Lors d'une première phase, Bouygues Telecom (Bouygues), Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont déjà obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) dans cette bande, au prix fixe de 350 millions d'euros, qui doit rapporter 1,4 milliard d'euros à l'Etat.

Avec la deuxième phase (la vente de 110 MHz supplémentaires), les montants encaissés par l'Etat devraient être portés à au moins 2,17 milliards d'euros.

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