5G : le gouvernement pas très enthousiaste à l'idée d'un report

5G : le gouvernement pas très enthousiaste à l'idée d'un report©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 26 mai 2020 à 10h25

Le PDG de Bouygues plaide pour un nouveau décalage des enchères à l'automne. Agnès Pannier-Runacher ne semble pas très convaincue...

Initialement prévue au printemps, la tenue des enchères pour l'attribution des fréquences mobiles 5G aux opérateurs télécoms français a été décalée en raison de la crise sanitaire provoquée par l'épidémie liée au coronavirus. Mais un nouveau report risquerait de faire prendre du retard sur cette technologie, a mis en garde mardi la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

"Faisons attention à ne pas prendre du retard (sur la 5G) et à ne pas se retrouver dans la situation qu'on a déjà vécue plusieurs fois en France où on va être plus intelligents que tout le monde et à la fin on est plutôt en retard sur le reste de la compétition", a-t-elle déclaré sur BFM Business.

Un report fin 2020-début 2021

Les enchères pour la cinquième génération pourraient se tenir à l'automne mais Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, a plaidé samedi pour qu'elle soient reportées à fin 2020 ou début 2021 en raison des conséquences économiques de cette crise.

"Les enchères, qui devaient avoir lieu ce printemps, ont été reportées à juillet ou septembre... Je pense qu'il faut être pragmatique : la situation du pays, qui se relève avec difficulté d'un terrible cauchemar sanitaire humain et économique, commande de repousser de quelques mois supplémentaires l'attribution des fréquences 5G", a-t-il déclaré dans une tribune publiée sur le site internet du 'Figaro'.

"On va regarder ça de très près mais je ne suis pas totalement convaincue par les arguments qui sont déployés", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, sans pour autant communiquer de calendrier définitif.

Solde des fréquences disponibles

Bouygues Telecom, Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont déjà obtenu, chacun, un bloc de 50 mégahertz (MHz) dans le cadre de la première partie du processus d'attribution prévoyant un ensemble d'engagements pour les opérateurs.

La deuxième partie du processus, dans le cadre d'enchères, doit permettre d'attribuer le solde des fréquences disponibles, soit 11 blocs de 10 MHz.

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