5G : pas de nouveaux risques pour la santé, selon l'Anses

5G : pas de nouveaux risques pour la santé, selon l'Anses©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 20 avril 2021 à 16h22

L'exposition aux champs électromagnétiques liés au déploiement de la 5G n'est pas dangereuse pour la Santé, "au vu des données disponibles", estime le gendarme de la sécurité sanitaire.

L'exposition aux champs électromagnétiques liés au déploiement de la 5G n'est pas dangereuse pour la Santé, "au vu des données disponibles", estime le gendarme de la sécurité sanitaire.

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a estimé dans un rapport publié mardi que l'exposition aux champs électromagnétiques liés au déploiement de la 5G ne présentait "pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles".

L'Agence, qui lance ce mardi une consultation publique à ce sujet, précise cependant que les connaissances doivent être renforcées et "souligne la nécessité de poursuivre les recherches et de suivre en particulier l'évolution de l'exposition des populations à mesure de l'évolution du parc d'antennes et de l'augmentation de l'utilisation des réseaux."

Mais des données insuffisantes

Dans le détail, l'Anses estime "peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 gigahertz ou GHz (déjà déployée en France-NDLR) présente de nouveaux risques pour la santé."

"Pour la bande de fréquences 26 GHz (dont l'exploitation n'a pas encore commencé en France-NDLR), les données ne sont, à l'heure actuelle, pas suffisantes pour conclure à l'existence ou non d'effets sanitaires", précise l'agence.

Efforts de recherche

Le gouvernement a estimé dans un communiqué que ce rapport, "qui confirme l'absence de nouvel impact sanitaire avéré", "conforte (ses) choix sur le lancement de la 5G".

Dans un communiqué commun, les ministres de la Transition écologique Barbara Pompili, de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, de la Santé Olivier Véran et le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique Cédric O, soulignent que "le gouvernement entend renforcer les efforts de recherche sur l'identification et l'analyse d'éventuels effets sanitaires" liés à l'usage des ondes dites millimétriques (dans la bande de fréquence 26 MHz).

Ces fréquences, qui ne sont pas encore utilisées en France, permettront d'attendre de très hauts débits par exemple pour répondre aux besoins dans les zones très denses ou pour développer de nouveaux services 5G dédiés à l'industrie.

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