A Paris, les scooters et motos thermiques devront payer leur stationnement dès 2022

A Paris, les scooters et motos thermiques devront payer leur stationnement dès 2022©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 15 juin 2021 à 15h59

"Les résidents paieront leur carte de stationnement 22,50 euros par an, et 0,75 euro la journée", a précisé David Belliard (EELV), adjoint à la maire PS Anne Hidalgo en charge de la transformation de l'espace public.

"Les résidents paieront leur carte de stationnement 22,50 euros par an, et 0,75 euro la journée", a précisé David Belliard (EELV), adjoint à la maire PS Anne Hidalgo en charge de la transformation de l'espace public.

Il s'agissait d'une promesse de campagne d'Anne Hidalgo... Après avoir mené une large consultation dans le cadre d'états généraux du stationnement, la Ville de Paris va mettre fin à la gratuité pour les motos et les scooters, sauf les modèles électriques, a annoncé ce mardi David Belliard (EELV), adjoint à la maire PS en charge de la transformation de l'espace public.

"Les utilisateurs de scooters et de motos thermiques se verront appliquer les mêmes règles que les automobilistes, avec des tarifs toutefois divisés par deux, les deux-roues motorisés occupant moins d'espace. Par exemple, les résidents paieront leur carte de stationnement 22,50 euros par an, et 0,75 euro la journée", a-t-il ainsi détaillé au 'Parisien'.

Pour les "visiteurs", les tarifs seront de 3 euros de l'heure dans la zone 1 (Ier au XIe arrondissement) et de 2 euros dans la zone 2 (XIe au XXe arrondissement). Par ailleurs, un "pass mensuel parking", qui permet de garer son engin dans un parking, sera également proposé.

120.000 places de stationnement vont disparaître

"La moto conserve sa forme de liberté. Comme la voiture d'ailleurs. Mais ces libertés ne peuvent plus être aussi coûteuses pour la collectivité. Elles le sont car ce sont beaucoup de pollution, beaucoup de bruit, beaucoup d'encombrement de l'espace public", a justifié l'adjoint écologiste d'Anne Hidalgo en charge du dossier.

David Belliard a par ailleurs rappelé que l'objectif est de "supprimer la moitié des 120.000 places de stationnement existantes dans la capitale "afin de répondre aux enjeux climatiques, sanitaires, de sécurité...".

"Trois priorités d'usage"

"Nous sommes engagés dans la transformation vers plus de nature et plus de place pour les piétons et les cyclistes de cet espace libéré. Mais il s'agit aussi de définir ce que nous voulons faire de l'espace qui restera dédié au stationnement", a-t-il souligné.

Ainsi, les places de stationnement vont désormais avoir "trois priorités d'usage : l'accessibilité universelle, les mobilités moins polluantes et décarbonnées, les professionnels", explique l'adjoint. Dès le prochain Conseil de Paris planifié en juillet, la modification profonde du règlement doit être votée par la majorité municipale.

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