A Wall Street, Dow Jones en baisse mais Nasdaq et S&P 500 à des records

A Wall Street, Dow Jones en baisse mais Nasdaq et S&P 500 à des records
Des drapeaux flottent devant le New York Stock Exchange (NYSE) à Wall Street, le 3 août 2020

AFP, publié le mardi 25 août 2020 à 22h45

Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, le réchauffement des relations commerciales sino-américaines participant aux records du Nasdaq et du S&P 500 tandis que le Dow Jones était freiné par Apple, Boeing et ExxonMobil.

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 0,21% pour finir à 28.248,44 points. 

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 0,76% à 11.466,47 points et l'indice élargi S&P 500 est monté de 0,36% à 3.443,62 points.

"Cela fait deux jours que le marché réagit à des nouvelles alimentant plutôt l'appétit du risque des investisseurs", entre les informations sur des traitements et vaccins contre le Covid-19, les discussions entre Washington et Pékin ou des indicateurs de bonne tenue en Europe, remarque Karl Haeling de LBBW. 

Alors qu'ils ne s'étaient pas parlé depuis des mois, en pleine dégringolade des relations bilatérales, négociateurs chinois et américains sont de fait tombés d'accord pour mettre en œuvre l'accord commercial signé en janvier.

De quoi rasséréner les marchés, qui redoutent toujours une escalade des tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Mais de façon plus générale, en pleine torpeur estivale, "le marché est surtout guidé par son élan haussier plutôt que par des facteurs fondamentaux", estime M. Haeling. 

Et dans cet environnement, "certaines actions sont beaucoup montées ces derniers temps et il devient parfois difficile de les emmener encore plus haut", ajoute-t-il. 

Ainsi Apple, devenue la semaine dernière la première entreprise à dépasser à Wall Street le cap des 2.000 milliards de dollars, a reculé de 0,8% mardi après cinq séances consécutives de hausse. 

- ExxonMobil éjecté du Dow Jones -

Autres membres du Dow Jones, Boeing a perdu 1,99% et ExxonMobil a lâché 3,17%. 

Le pétrolier est la victime d'un vaste remue-ménage au sein de l'indice vedette de Wall Street, qui verra bientôt ExxonMobil remplacé par l'éditeur de logiciels Salesforce (+3,64%).

ExxonMobil était présent dans le Dow Jones depuis 1928 via une des sociétés l'ayant précédé, Standard Oil of New Jersey.

Le laboratoire Pfizer (-1,11%) sera pour sa part relégué par le spécialiste des biotechnologies Amgen (+5,37%) quand le groupe d'aéronautique et de défense Raytheon (-1,50%) se verra chassé par le conglomérat industriel Honeywell (+3,24%). 

La publication en cours de séance de deux indicateurs contrastés a temporairement un peu pesé sur la tendance.

Les ventes de maisons neuves ont d'une part bondi en juillet, de 13,9% selon les données du département du Commerce.

Mais la confiance des consommateurs américains s'est détériorée en août plus fortement que prévu sous l'effet d'une dégradation de l'activité et de l'emploi dans un contexte de pandémie de Covid-19 mal contrôlée, selon l'indice du Conference Board.

Parmi les valeurs du jour, le joaillier Tiffany a reculé de 3,97% alors que la date butoir pour boucler son rapprochement avec le numéro un mondial du luxe LVMH, initialement fixée à fin août, a été repoussée de trois mois. 

La compagnie American Airlines, qui a prévenu mardi qu'elle licencierait 19.000 salariés en octobre si elle ne recevait pas de nouvelles aides gouvernementales, a baissé de 2,23%.

La chaîne de magasins de produits électroniques Best Buy a chuté de 4,03% après avoir fait part de résultats trimestriels supérieurs aux attentes mais de prévisions décevantes.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,6851% contre 0,6542% lundi soir.

Nasdaq

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