Abonnement forcé : l'UFC lance une action de groupe contre Canal+

Abonnement forcé : l'UFC lance une action de groupe contre Canal+
Canal Plus

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 27 avril 2021 à 10h07

Fin 2017, la chaîne avait imposé à une partie de ses abonnés une nouvelle formule moyennant une augmentation du prix de l'abonnement de 2 à 5 euros par mois. L'association demande leur remboursement.

Fin 2017, la chaîne avait imposé à une partie de ses abonnés une nouvelle formule moyennant une augmentation du prix de l'abonnement de 2 à 5 euros par mois. L'association demande leur remboursement.

Des 'hausses de prix sauvages"... L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a lancé mardi une action de groupe contre Canal+, pour que le groupe de télévision rembourse 430.000 clients victimes de pratiques abusives.

Fin 2017, le groupe Canal+ avait imposé à une partie de ses abonnés "fidèles" une nouvelle formule moyennant une augmentation du prix de l'abonnement de 2 à 5 euros par mois. A l'époque, la seule solution offerte aux consommateurs concernés était de se manifester sur leur espace client et refuser cette nouvelle offre.

Canal+ avait reconnu sa culpabilité

Une enquête pénale a été ouverte et le délit de vente sans commande préalable a été retenu contre la chaîne, qui a d'ailleurs reconnu sa culpabilité pour les faits de vente forcée et payé une amende.

Problème : la majorité des 430.000 abonnés concernés n'ont jamais eu conscience de ce passage en force de la chaîne. "L'appel à témoignage organisé par notre association est édifiant : les abonnés ne savaient pas que cette pratique est illégale ni qu'ils disposaient d'un droit d'être remboursés à tout moment", explique l'UFC-Que Choisir.

Mais la chaîne refuse de rembourser

Contactée par l'association, la chaîne a refusé de prendre l'initiative de rembourser l'ensemble de ses abonnés. "L'UFC-Que Choisir n'a d'autre solution que de saisir la justice. Les pratiques consistant à imposer aux consommateurs des services ou produits contre leur gré, qui deviennent courantes, doivent être stoppées et les victimes systématiquement remboursées", peut-on lire dans un communiqué.

L'action de groupe a été déposée devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre.

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