Accès de faiblesse de la Bourse de Paris

Accès de faiblesse de la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 30 juin 2021 à 18h11

La Bourse de Paris a de nouveau basculé dans le rouge mercredi (-0,91%), pénalisée par des arbitrages de fin de semestre, dans un marché par ailleurs nerveux en raison de la progression du variant Delta du virus responsable du Covid-19 et de l'attente du rapport sur l'emploi américain.

La Bourse de Paris a de nouveau basculé dans le rouge mercredi (-0,91%), pénalisée par des arbitrages de fin de semestre, dans un marché par ailleurs nerveux en raison de la progression du variant Delta du virus responsable du Covid-19 et de l'attente du rapport sur l'emploi américain.

L'indice CAC a perdu 59,60 points pour terminer à 6.507,83 points. la veille, il avait pris 0,14%.

Si l'évolution de la situation sanitaire est "surveillée", elle n'a "pas d'impact extrêmement négatif sur le marché", relève auprès de l'AFP Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque, qui en veut pour preuve que les marchés américains continuent de battre des records.

Après deux mois et demi de baisse, les cas de Covid-19 sont reparties à la hausse en Europe, principalement du fait du variant Delta au Royaume-Uni et en Russie, où il provoque de nouvelles flambées épidémiques.

Cette propagation a contraint plusieurs gouvernements d'Asie, d'Australie, d'Europe et d'Amérique latine à imposer de nouvelles restrictions.

La fin du mois de juin, du deuxième trimestre et du semestre était aussi l'occasion d'arbitrages au sein des portefeuilles, expliquant une certaine volatilité, selon M. Tuéni. 

Par ailleurs, les investisseurs cherchent à "avoir une lecture un petit peu plus précise de ce qui peut se passer en matière d'inflation et du coup en matière de politique monétaire", note encore M. Tuéni.

C'est pourquoi, en amont notamment du rapport mensuel sur l'emploi américain de vendredi, "il y a quand même une attente qui limite énormément la prise d'initiatives", complète-t-il.

Souvent considérée comme un indicateur avancé de ce rapport mensuel sur l'emploi, l'enquête ADP publiée ce mercredi a fait état de créations d'emplois qui ont fortement baissé dans le secteur privé aux Etats-Unis en juin, quoique moins qu'attendu.

Le taux d'inflation annuel en zone euro s'est pour sa part légèrement replié en juin, à 1,9%, après avoir atteint en mai 2%, limite haute de l'objectif de la BCE.

Ces statistiques sont d'importance car elles pourraient influencer les décisions à venir des Banques centrales américaine et européenne jusqu'ici très accommodantes pour soutenir la croissance.

Le titre du géant franco-italien de l'optique EssilorLuxottica a fini stable (+0,04% à 155,64 euros) après que ce dernier a annoncé avoir approuvé la finalisation au 1er juillet de son projet de rachat du groupe néerlandais Grandvision pour 7,2 milliards d'euros.

A l'issue d'un long bras de fer, le groupe Lagardère (Europe 1, Paris Match, Hachette...), qui a terminé en baisse de 1,14% à 20,84 euros, a acté mercredi en assemblée générale sa transformation en société anonyme, entraînant pour Arnaud Lagardère la perte de son pouvoir absolu et l'entrée en force de Vivendi (-0,11% à 28,33 euros), contrôlé par Vincent Bolloré, au conseil d'administration.

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