Action Logement veut produire 80.000 logements intermédiaires en Ile-de-France

Action Logement veut produire 80.000 logements intermédiaires en Ile-de-France

Action Logement dévoille sa stratégie pour produire d'ici 2025 100.000 logements intermédiaires destinés aux salariés d'entreprises et ménages des classes moyennes

AFP, publié le mardi 23 janvier 2018 à 10h46

Action Logement (ex-1% Logement) a dévoilé mardi sa stratégie pour produire d'ici 2025 100.000 logements intermédiaires en France destinés aux salariés d'entreprises et ménages des classes moyennes, dont 80.000 en Ile-de-France via sa filiale in'li.

"On estime les besoins en logement intermédiaire en Ile-de-France à quelque 160.000 logements: notre objectif est d'en faire la moitié", explique à l'AFP le président d'in'li Benoist Apparu, ex-ministre délégué au Logement (2009-2012) et ex-député LR de la Marne (2007-2017).

"Nous allons changer de modèle: aujourd'hui nous vendons très peu de logements et nous en produisons aussi peu. Nous allons en produire beaucoup plus, en en vendant beaucoup plus", dit-il.

Le but est d'aider à se loger en Ile-de-France, à proximité des bassins d'emploi et des transports, les salariés des classes moyennes et les jeunes actifs, aux revenus trop élevés pour avoir accès à un logement social, mais insuffisants pour accéder aux logements du marché libre, très élevés en zone tendue.

Contraints de se loger loin de leur lieu de travail, ces ménages subissent des temps de transports de plus en plus longs (68 minutes en moyenne en Ile-de-France), voient leur pouvoir d'achat rogné par un loyer élevé et leur mobilité professionnelle réduite.

Produire 80.000 logements franciliens aux loyers inférieurs de 15% à 20% en moyenne à ceux du marché privé, représente un investissement de 18 milliards d'euros, qui sera financé par les fonds propres d'in'li, des fonds apportés par des investisseurs, ainsi que de l'endettement bancaire et obligataire.

Afin d'augmenter ses fonds propres, in'li prévoit notamment de vendre 30.000 logements de son parc (qui en compte 42.000, d'une valeur de 7 milliards d'euros) à ses locataires, sans donner "aucun congé de vente" à ces derniers, et en concertation avec les élus locaux.

Le rythme visé sera de 10.000 logements produits par an, soit cinq fois la production actuelle des quatre entités d'Action Logement - Ogif, RRP, Socalog et Immobilière ACL PME - qui ont fusionné dans in'li. Celles-ci fournissaient jusqu'ici la moitié des 4.000 logements intermédiaires qui sortent de terre par an en Ile-de-France.

- Logements "plus compacts" -

"Nous allons quasiment doubler notre production chaque année: nous visons 3.600 logements en 2018, 5.000 en 2019 et 10.000 à l'horizon 2020", précise M. Apparu. Ceux-ci seront "toujours à moins de dix minutes d'une gare ferroviaire" du Grand Paris, indique-t-il.

Destinés en priorité aux jeunes actifs, ces logements "seront un peu plus compacts", avec une taille moyenne de 48 m2, contre 56 m2 aujourd'hui, et 55 à 60% seront des T1 ou T2, précise M. Apparu.

Huit de ces logements sur 10 seront acquis en Vefa (vente sur plans), soit auprès de gros promoteurs (Nexity, Kaufman et Broad, Bouygues Immobilier) soit d'opérateurs plus modestes, notamment.

Deux sur dix seront réalisés directement par in'li, qui achètera des terrains auprès de grands propriétaires fonciers publics (RATP, SNCF, APHP...) ou transformera des bureaux en logements, notamment.

Le 700 collaborateurs d'in'li seront regroupés en mars, dans un siège situé dans le quartier d'affaire de La Défense. En parallèle, quatre autres structures dédiées au logement intermédiaire sont mises en place à Lyon, Marseille, Toulouse et Strasbourg.

Géré paritairement par le patronat et les syndicats de salariés, Action Logement collecte la Participation des employeurs à l'effort de construction (Peec), versée depuis 1953 par les employeurs du secteur privé non agricole, et affectée au financement d'actions dans le domaine du logement.

Son président Jacques Chanut, par ailleurs à la tête de la Fédération française du bâtiment (FFB), en quittera la présidence en février, a-t-il annoncé mardi dernier.  

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3 commentaires - Action Logement veut produire 80.000 logements intermédiaires en Ile-de-France
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    ajlbn -

    référence à l'article :
    Simplication administrative: le "droit à l'erreur" à l'Assemblée, plus de mille amendements au menu
    Statut : refusé
    Il y a 2 heures
    Une montagne de simplifications qui va accoucher d'une souris, comme d'habitude. Pour le citoyen de base, tout est, ou quasi, tracé, connu. Mais moins de règles, moins de réglementations, moins de contrôles, c'est le dogme du medef! Il faut faire confiance, en ce point, comme pour les fabricants de diesel, comme pour Lactalis ? Non, désolé, il faut établir des règles, et contrôler. Sinon, c'est faire preuve d'angélisme.
    17- censuré -repassé
    Comme c'est curieux, j'avais passé un propos qui pouvait passer pour un soutien de cette "simplification", et il est publié, alors que je n'en pense pas un traitre mot, alors qu'une critique même courtoise est rejetée. Il s'agit bien d'une Police de la Pensée! Aussi, je repasse mon avis autant de fois que nécessaire!
    Version autorisée par la censure:
    Statut : publié
    Il y a 18 heures
    Super! Enfin une bonne nouvelle! Simplifions, simplifions! L'idéal serait que l'on puisse faire ce que l'on a envie de faire, sans contrainte aucune, sans prévenir, et sans contrôle! On est sur la bonne voie!

    C'est tellement simplifié que même le titre de l'article ORANGE devient simplication!

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    gerardibrahim -

    vendre 30.000 logements de son parc pour une valeur de 7 milliard soit 233.000 € en moyenne le logement mais est-ce que les futurs acquéreurs en ont les moyens ? je ne crois pas !

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    mamie49 -

    Dans les années 70, nos entreprises étaient à Paris mais nos salaires ne nous permettaient pas de trouver un logement à Paris mais nous n'avions pas le droit d'habiter en HLM. Nous avons dû vivre en grande banlieue avec 2H45 de transport par jour.. Par contre des personnes sans emploi et qui ne travailleront jamais, avaient la chance d'avoir un logement à Paris. Elles ne voulaient pas vivre en banlieue. Maman d'un bébé, je prenais le train à 7H05 mais avant je devais emmener mon fils chez la nourrice, le soir je rentrais vers 18h30. Il serait normal avant d'attribuer un logement de connaitre mieux la famille.

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