Activité partielle de longue durée: 1.600 accords signés selon le Medef

Activité partielle de longue durée: 1.600 accords signés selon le Medef
Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, lors de l'université de l'organistaion patronale, le 26 août 2020

AFP, publié le samedi 10 octobre 2020 à 11h24

Quelque 1.600 accords ont été signés à ce jour pour mettre en place le dispositif d'activité partielle de longue durée (APLD), qui doit aider les entreprises à faire face à l'impact de la crise sanitaire, a déclaré samedi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

"On est à 1.600 accord signés, 6 branches qui ont signé", a dit le patron des patrons, interrogé sur France Inter. "C'est un dispositif qui a pour but de préserver l'emploi et les compétences en partant du principe que cette chute d'activité aura une fin. Si on détruit des emplois, ça coûtera plus cher à la collectivité", a-t-il ajouté.

Le chômage partiel de longue durée doit aider les entreprises confrontées à une réduction d'activité durable qui n'est pas de nature à compromettre leur pérennité.

L'APLD autorise une réduction du temps de travail jusqu'à un maximum de 40% d'heures chômées, compensées par l'État plus fortement que le chômage partiel de base, sous condition d'un accord d'entreprise ou de branche d'une durée de 6 à 24 mois, validé par l'administration et comprenant des engagements sur l'emploi et la formation.

Geoffroy Roux de Bézieux a également évoqué les plans sociaux, "il y en a plus que l'année dernière, mais ca ne représente que 65.000 suppressions d'emplois à l'échelle du pays, même si c'est un drame pour les gens concernés", a-t-il déclaré.

Les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) sont obligatoires pour les projets de licenciement d'au moins 10 salariés dans les entreprises d'au moins 50 salariés.

Le patron du Medef a par ailleurs appelé à "trouver le moyen de travailler, de vivre, de produire sous Covid" quand il y a des clients, citant notamment les bars et restaurants et les salles de sport, qui font l'objet de restrictions et fermetures pour cause sanitaire dans plusieurs grandes villes.

"Nos adhérents ont beaucoup de mal à comprendre qu'on s'entasse dans le TGV d'un côté et que les distances dans les restaurants c'est plus compliqué. Il y a parfois un sentiment d'incompréhension ou d'injustice", a-t-il plaidé.

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