Aérien : des bénéfices moins élevés que prévu en 2019

Aérien : des bénéfices moins élevés que prévu en 2019
Boeing

Boursier.com, publié le mercredi 11 décembre 2019 à 12h28

Selon les dernières prévisions de l'Association du transport aérien international (IATA), le bénéfice global de l'industrie devrait atteindre 25,9 milliards de dollars, soit 2,1 Mds$ de moins qu'anticipé en juin...

Le secteur aérien dégagera moins de profits que prévu jusqu'ici en 2019. Selon les dernières prévisions de l'Association internationale du transport aérien (IATA), le bénéfice global de l'industrie devrait atteindre 25,9 milliards de dollars, soit 2,1 Mds$ de moins qu'anticipé en juin, et presque 10 Mds$ de moins que les estimations publiées l'an dernier. Les tensions géopolitiques, les troubles sociaux et l'incertitude autour de Brexit contribuent au durcissement des conditions économiques et à un environnement moins favorable, selon l'IATA. Les revenus du secteur devraient atteindre 838 Mds$ cette année et progresser de 4% en 2020, à 872 Mds$.

'Riche' Amérique du Nord

L'Amérique du Nord devrait être, de loin, la région la plus rentable, représentant 65% des profits de l'industrie en 2019, et 56% l'an prochain. En Europe, la situation devrait s'améliorer en 2020, même si la performance globale positive "cache une longue liste de compagnies aériennes qui atteignent juste le seuil de rentabilité ou enregistrent des pertes", souligne l'IATA. Les bénéfices pour la région sont estimés à 6,2 Mds$ cette année et à 7,9 Mds$ en 2020.

Craintes sur les capacités

"Le ralentissement de la croissance économique, les guerres commerciales, les tensions géopolitiques et les troubles sociaux, ainsi que l'incertitude persistante au sujet de Brexit se sont conjugués pour créer un environnement commercial plus difficile que prévu pour les compagnies aériennes. Pourtant, l'industrie a réussi à faire des profits pendant une décennie, alors que les restructurations et les réductions des coûts ont continué à porter leurs fruits. Il semble que 2019 sera le creux du cycle économique actuel et les prévisions pour 2020 sont un peu plus optimistes. La grande question pour 2020 est de savoir comment les capacités se développeront, en particulier lorsque, comme prévu, le 737 MAX sera remis en service et que les livraisons retardées seront réalisées", affirme Alexandre de Juniac, directeur général de l'IATA.

L'une des craintes des spécialistes du marché est qu'une surabondance de nouveaux appareils n'augmente trop rapidement les capacités, freinant les tarifs et le rebond prévu des bénéfices... L'IATA anticipe pour le moment un profit global pour l'industrie de 29,3 Mds$ pour l'année à venir, ce qui marquerait une onzième année consécutive de résultats positifs.

'flight-shaming' en question

Autre inquiétude, le changement d'habitude des consommateurs avec le 'flight-shaming'. M. de Juniac a ainsi réitéré ses appels en faveur d'investissements dans les carburants durables et d'autres mesures visant à réduire les émissions de CO2, tout en appelant à éviter de surtaxer l'industrie.

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