Agroalimentaire : l'absentéisme des salariés progresse

Agroalimentaire : l'absentéisme des salariés progresse
raisins, industrie agroalimentaire

Boursier.com, publié le jeudi 02 avril 2020 à 14h28

En Île-de-France notamment, 40% des salariés du secteur sont absents, selon une étude publiée par l'Ania.

Il s'agit de l'un des seuls secteurs d'activité à fonctionner totalement en France malgré la pandémie de coronavirus. Mais l'absentéisme des salariés, par peur d'une contamination, dans l'agroalimentaire commence à se faire ressentir, comme l'a révélé une étude publiée par l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).

Au niveau national, le taux d'absentéisme moyen reste "encore bas" au global, autour de 10%, mais progresse avec l'avancée de la pandémie, selon l'enquête réalisée entre le 24 et 27 mars, auprès de 550 entreprises (80% de TPE-PME, 17% d'ETI et 3% de grands-groupes) tous secteurs et catégories de produits confondus.

"Dans l'ensemble, 30% des entreprises se disent affectées par un problème de main d'oeuvre" et "près de 80% des entreprises anticipent une baisse de chiffre d'affaires", précise l'Ania.

L'Île-de-France particulièrement touché

L'étude met également en lumière des disparités selon les régions. Dans la région Île-de-France, très touchée par l'avancée du Covid-19, l'absentéisme "pourrait tourner autour de 40% en moyenne". Selon l'association, "le personnel a peur de venir travailler ", et est confronté également à des problématiques de transports en commun et de mode de garde d'enfants.

En Nouvelle-Aquitaine, le taux d'absentéisme est estimé à 18% et en Bretagne, il est "inférieur ou égal à 10%", a également indiqué l'association bretonne ABEA.

"On privilégie certains produits fortement demandés"

Le président de l'Ania Richard Girardot, qui a reconnu sur 'RTL' qu'il y avait de l'absentéisme, a dit être en train "de gérer sur certains sites des taux importants". "On fonctionne en mode dégradé, on ferme certaines lignes et on privilégie certains produits fortement demandés par les distributeurs", a-t-il expliqué.

Alors que des chauffeurs routiers menacent d'exercer leur droit de retrait, le président de l'association a rappelé que "les transports sont la clef". "On est en contact quotidien avec les organisations de transports, et pour l'instant on a aucun problème d'approvisionnement malgré des difficultés ponctuelles", a-t-il précisé.

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