Air France: le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun"

Air France: le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun"
La ministre des Transports Élisabeth Borne devant le Palais de l'Élysée à Paris, le 20 avril 2018

AFP, publié le vendredi 04 mai 2018 à 20h13

Le gouvernement "en appelle au sens des responsabilités de chacun" après la démission du PDG d'Air France-KLM, désavoué lors d'une consultation sur son projet d'accord salarial, ont déclaré vendredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre des Transports Elisabeth Borne.

"Le gouvernement prend acte du résultat de la consultation interne organisée par la direction d'Air France-KLM", ont-ils sobrement indiqué dans un communiqué commun, saluant "le courage de Jean-Marc Janaillac et le travail de redressement qu'il a mené depuis deux ans au sein du groupe".

"Le groupe a des atouts solides mais aussi de nombreux défis à relever dans un marché très compétitif", ont-ils mis en garde.

S'ils notent qu'"il appartiendra au conseil d'administration (d'Air France-KLM) de définir les conditions de sortie de la crise actuelle", ils invitent assez clairement les syndicats de la compagnie actuelle à la modération, appelant "au sens des responsabilités de chacun afin de permettre à la compagnie de poursuivre son développement".

Le patron d'Air France-KLM a annoncé vendredi sa démission après le rejet surprise d'un projet d'accord salarial qu'il avait soumis au vote du personnel, par 55,44% des voix.

La décision de Jean-Marc Janaillac de consulter les salariés avait été soutenue par le gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe l'ayant qualifiée de "courageuse".

"Je salue assez volontiers cette initiative", avait-il indiqué le 26 avril sur Europe 1.

"Je me dis que si la consultation qu'il a organisée ne donnait pas les résultats qu'ils espérait, et s'il en tirait les conséquences, j'inciterais volontiers tout le monde à boucler sa ceinture de sécurité parce ce que les turbulences à mon avis ne seraient pas minimes", avait alors déclaré le chef du gouvernement.

"Une entreprise qui verrait son patron partir dans ces conditions, je ne suis pas sûr qu'elle serait dans de bonnes conditions pour affronter la suite", avait-il poursuivi.

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