Air France: le nouveau patron Ben Smith recevra l'intersyndicale jeudi

Air France: le nouveau patron Ben Smith recevra l'intersyndicale jeudi
Benjamin Smith, nouveau patron d'Air France-KLM. Photo du 7 décembre 2016 fournie par Air Canada.

AFP, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 17h04

Le nouveau patron d'Air France-KLM Benjamin Smith recevra jeudi prochain l'intersyndicale de la compagnie Air France "pour trouver une solution et sortir du conflit" sur les augmentations de salaires réclamées par les syndicats, a annoncé vendredi la CGT.

M. Smith, qui a pris ses fonctions lundi, "a rencontré plusieurs organisations syndicales cette semaine" et "s'est engagé à négocier avec l'intersyndicale la semaine prochaine", afin de "sortir du conflit que connaît Air France depuis février", indique la CGT dans un communiqué.

"C'est plutôt une bonne nouvelle", a réagi Jérôme Beaurain, de Sud-Aérien, interrogé par l'AFP. "On lui a dit qu'on voulait que ça aille vite, j'espère qu'il viendra avec des chiffres", a-t-il ajouté.

L'intersyndicale avait mené quinze jours de grève entre le 22 février et le 8 mai. Composée d'organisations de pilotes (SNPL et Alter), d'hôtesses et de stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD), elle demande toujours une hausse générale des salaires de 5,1%, correspondant à l'inflation sur la période 2012-2017.

"La proposition que fera Benjamin Smith la semaine prochaine sera déterminante sur la relance ou le solde du conflit", prévient la CGT, qui se dit "prête à repartir au combat".

Le président de la section Air France du SNPL, premier syndicat des pilotes dans la compagnie, avait estimé mardi sur les ondes de RTL que le nouveau directeur général apportait un "vent de fraîcheur". "Tout le monde dans l'entreprise a envie de trouver une solution acceptable", avait assuré Philippe Evain.

Le mouvement de grève avait été suspendu en mai après la démission du PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, désavoué par le personnel lors d'une consultation sur un accord salarial lancée à son initiative.

Ben Smith, ex-numéro 2 d'Air Canada, est donc arrivé à la tête d'Air France dans un contexte de fortes attentes, après des mois de dialogue sur les salaires au point mort avec l'intersyndicale.

Depuis sa nomination le 16 août, après trois mois de recherche du candidat idéal, il n'a pas été épargné par les critiques, notamment de l'intersyndicale qui avait rapidement fustigé la nomination d'un "dirigeant étranger". La rémunération de 4,25 millions d'euros par an maximum du nouveau patron avait également fait polémique, dans la sphère politique notamment.

A son arrivée lundi, M. Smith a donné des gages de confiance aux salariés d'Air France-KLM en promettant d'investir 50% de sa rémunération fixe - soit 450.000 euros par an - dans le capital du groupe.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.