Air France, SNCF, étudiants... le point sur les grèves

Air France, SNCF, étudiants... le point sur les grèves
Gare Saint-Lazare Paris

Boursier.com, publié le mardi 03 avril 2018 à 21h06

Les cheminots ont donné mardi le coup d'envoi d'un printemps de mobilisation sociale qui promet d'être bien rempli en France. Voici un tour d'horizon des perturbations de la journée :

Selon un porte-parole de la SNCF, 48% des personnels nécessaires au fonctionnement des trains et soumis à une obligation d'annoncer 48 heures à l'avance un arrêt de travail (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs) étaient en grève mardi contre la réforme. Seul un train sur huit circulait sur les lignes TGV.

La compagnie Air France a assuré 75% de ses vols pour cette nouvelle journée de grève à l'appel de l'intersyndicale qui réclame une hausse des salaires de 6%. Il s'agit de la quatrième journée d'action de l'intersyndicale d'Air France (FO, SNPNC, CGT, Unsa, Spaf, SNPL, Alter, Sud, CFTC et SNGAF) après celles du 22 février et des 23 et 30 mars. Elle a déjà appelé à de nouvelles journées de grève les 7, 10 et 11 avril.

Le secteur de la collecte et du traitement des déchets aussi s'est mobilisé. Des salariés étaient en grève à l'appel de la Fédération CGT des Services publics et la Fédération CGT des Transports. Ils réclament une meilleure reconnaissance de la pénibilité de leur travail. Ils s'opposent également à "toutes les annonces du gouvernement, que ce soit les ordonnances Macron", ou "les annonces de casse des services publics et de leur statut".

Les blocages d'universités contre la loi "orientation et réussite des étudiants" (ORE), qui fixe des pré-requis pour l'inscription des étudiants, et la nouvelle plateforme d'inscription "Parcoursup", se multiplient. Une dizaine d'universités et facultés étaient bloquées en France mardi, selon le syndicat étudiant Unef.

La fédération mines-énergie de la CGT a appelé à suivre les grèves des cheminots à partir du 3 avril jusqu'au 28 juin, avec des "temps forts interprofessionnels" tel que le 19 avril, journée de mobilisation proposée par la confédération. Ils réclament un "bilan de la déréglementation du secteur de l'énergie" et "la fin de la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz", ainsi qu'un "statut de l'énergéticien pour l'ensemble des salariés".

Enfin, les syndicats de la Fonction publique devaient se rencontrer en fin de journée mardi pour décider des actions à mener après une réunion qui s'est tenue vendredi avec le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, au sujet de la réforme du secteur public. Ils dénoncent, entre autres, l'élargissement du recours aux contractuels, l'introduction de la rémunération au mérite et la mise en place d'un plan de départs volontaires. Une journée de mobilisation nationale a eu lieu le 22 février avec un taux de participation de 11 à 12%, selon le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt.

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