Airbnb à Paris : pourquoi le montant des amendes va chuter cette année

Airbnb à Paris : pourquoi le montant des amendes va chuter cette année©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 01 novembre 2019 à 12h35

La mairie de Paris va percevoir seulement 298.500 euros d'amendes en 2019, contre un peu plus de 2 millions l'an passé.

Douche froide pour la mairie de Paris... D'après les informations de 'BFMTV', la Ville va récolter seulement 298.500 euros d'amendes infligées aux propriétaires louant illégalement sur Airbnb en 2019, alors qu'elle escomptait 3 millions d'euros cette année. La cause ? La justice française et européenne bloqueraient les dossiers depuis le mois de février.

"Airbnb a déposé des recours au niveau de la Cour de justice de l'Union européenne contre les législations européennes. L'instruction a commencé au mois de février, cela fait plusieurs mois que la Cour doit rendre sa décision", a révélé le média sur son site.

Résultat, les tribunaux français ne réclament plus d'amendes et le nombre de jugements est alors passé de 156 en 2018 à seulement 15 cette année. Au total, 154 jugements ont été suspendus.

"Airbnb mène une véritable guérilla judiciaire"

En attendant, les propriétaires louant illégalement sur Airbnb et qui ont été cités devant la justice peuvent toujours mettre leur appartement en location sur les différentes plateformes.

"C'est évidemment honteux. Je regrette d'ailleurs que Airbnb mène une véritable guérilla judiciaire visant à éviter la régulation de ce phénomène", a affirmé Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, à 'BFMTV'. Il espère également que la justice va donner raison aux Etats et ainsi débloquer tous les dossiers.

Record en 2018

En 2018, les amendes à Paris avaient atteint un montant record de 2,1 millions d'euros, soit une hausse de 61% par rapport à 2017. Quelque 118 condamnations avaient été prononcées. Pour rappel, une location est considérée comme illégale à partir du moment où sa durée dépasse le seuil légal de 120 jours par an (dans les villes de plus de 200.000 habitants).

Par ailleurs, les contrôles vont se durcir pour les les plateformes de location de courte durée. A partir du 1er décembre, les grandes villes comme Paris vont pouvoir exiger la liste détaillée des logements loués sur les différents sites.

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