Alstom/GE : "les sanctions devront être exemplaires" dit Griveaux

Alstom/GE : "les sanctions devront être exemplaires" dit Griveaux©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 18 juin 2018 à 08h14

1.000 emplois devaient être créés d'ici la fin de l'année 2018 par General Electric. L'industriel américain s'y était engagé lorsqu'il avait racheté la branche Energie d'Alstom, mais à la fin avril, seuls 323 postes avaient effectivement vu le jour...

Reçu à Bercy la semaine dernière John Flannery, le PDG du groupe, a indiqué qu'il ne tiendrait finalement pas ses promesses... Explications : "un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie".

Quid des pénalités ?

Le dossier est assez embarrassant pour le gouvernement : A l'époque, en 2014, la vente de ce fleuron avait provoqué de nombreux débats. C'est Emmanuel Macron alors ministre de l'Economie qui l'avait autorisé. Arnaud Montebourg était alors ministre du redressement productif... Finalement, General Electric avait signé un accord contraignant qui prévoit une pénalité de 50.000 euros pour chaque emploi non créé.

"General Electric devra verser des compensations", a affirmé Bruno Le Maire. L'amende pourrait donc atteindre 34 millions d'euros. Le ministre de l'Economie doit à nouveau recevoir les dirigeants du groupe à l'automne pour faire le point sur ce dossier...

Des sanctions exemplaires

"General Electric devra acquitter les pénalités prévues s'il ne respecte pas son engagement de création nette de 1.000 emplois d'ici fin 2018 en France pris lors du rachat des activités énergie d'Alstom il y a trois ans", a renchéri le porte-parole du gouvernement... "Les sanctions devront être exemplaires", toujours selon Benjamin Griveaux qui s'exprimait ce week-end sur France 3, "les 50.000 euros devront être déclenchés à la fin de l'année si General Electric ne tient pas ses engagements". Et de conclure : "Quand on prend des engagements devant l'Etat, on les respecte"...

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