Après Twitter, Facebook s'attaque à son tour aux complotistes de la mouvance QAnon

Après Twitter, Facebook s'attaque à son tour aux complotistes de la mouvance QAnon
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Boursier.com, publié le jeudi 20 août 2020 à 12h13

Le premier réseau social mondial a supprimé près de 800 groupes liés à la mouvance QAnon, après la publication de messages glorifiant la violence, suggérant l'intention d'utiliser des armes...

Après Twitter, Facebook a décidé à son tour de sévir contre les complotistes de la mouvance QAnon... Mercredi, le premier réseau social mondial a annoncé avoir supprimé près de 800 groupes liés à la mouvance QAnon, après la publication de messages glorifiant la violence, suggérant l'intention d'utiliser des armes ou cherchant à attirer de nouveaux membres en faisant la promotion de comportements violents.

La plateforme continue ainsi d'appliquer à grande échelle sa politique de bannissement des groupes qui constituent à ses yeux un risque pour la sécurité publique. Le groupe précise avoir aussi imposé des restrictions à 1.950 groupes publics et privés liés au mouvement QAnon, en cessant notamment de les recommander à ses utilisateurs et en réduisant la probabilité qu'ils apparaissent dans des résultats de recherche.

Le réseau social a aussi supprimé 980 groupes qui, selon lui, font la promotion d'émeutes, dont une majorité semblent liés à des groupes d'extrême-droite mais dont un nombre non négligeable sont proches du mouvement de gauche "antifa".

Un risque potentiel de violence selon le FBI

Plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs de Facebook appartiennent à au moins un groupe lié à QAnon. Le mouvement QAnon est apparu dans le sillage de la théorie dite du "pizzagate" durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2016, une théorie selon laquelle de hauts responsables du Parti démocrate américain dirigeaient un réseau pédophile depuis la cave d'une pizzeria de Washington.

Ce mouvement s'appuie sur des publications anonymes mais attribuées à un prétendu haut responsable de l'administration Trump surnommé Q, selon lesquelles des responsables démocrates et des stars d'Hollywood vouent un culte au diable, mangent des enfants ou auraient été remplacés pour certains par des comédiens après avoir été exécutés sur ordre de tribunaux militaires secrets. Le FBI considère ce mouvement comme un risque potentiel de violence sur le sol américain, certains de ses partisans ayant commis des meurtres et des enlèvements.

Twitter avait déjà sévi

Le mouvement QAnon s'est développé entre autres grâce aux réseaux sociaux, dont les algorithmes de fonctionnement ont tendance à favoriser le regroupement des utilisateurs par centres d'intérêt.

Souvent accusé de ne pas en faire assez, Twitter avait déjà sévi contre les complotistes pro-Trump de la mouvance QAnon. Fin juillet, la plateforme de microblogging a supprimé plus de 7.000 comptes liés à la mouvance. Le réseau social s'est notamment engagé à "ne plus diffuser le contenu et les comptes associés à QAnon dans les tendances et les recommandations", à ne plus "mettre en évidence cette activité dans les recherches et les conversations" et à "empêcher le partage des URL associées à QAnon".

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