Argent : Les "imprévus financiers" se sont multipliés

Argent : Les "imprévus financiers" se sont multipliés©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 17 février 2021 à 10h53

Les Français puisent dans leur épargne personnelle pour faire face à ces contretemps, et sont aussi nombreux à avoir recours aux crédits à la consommation.

Les Français puisent dans leur épargne personnelle pour faire face à ces contretemps, et sont aussi nombreux à avoir recours aux crédits à la consommation.

Confinements, chômage partiel et chute sans précédent de l'activité économique... Près d'un tiers des Français (29%) ont été confrontés en 2020 à un imprévu financier et en moyenne, les personnes touchées en ont subi deux dans l'année. "Alors que les imprévus moyens par foyer se chiffraient à 1.926 euros en 2016, leur montant a explosé pour atteindre 3.624 euros. Un record", écrivent les auteurs d'un sondage de CSA Research pour Cofidis.

Sans surprise, ce genre de pépin touche d'abord les Français les plus fragiles. Une grande proportion de familles monoparentales (62%) y a été confrontée, tout comme la moitié des foyers précaires vivant avec 1.000 euros ou moins chaque mois (49%), sans oublier plus d'un tiers des moins de 35 ans (38%) ou des CSP- (37%).

Les Français ont pourtant été vigilants : 80% des sondés disent faire preuve de prudence financière et 34% affirment même avoir été plus prévoyants en 2020.

Les contretemps les plus fréquents demeurent des pannes ou un remplacement de véhicule (35%), les pannes d'appareils électroménagers ou les travaux d'urgence dans le logement, sans oublier les frais de santé (26%).

Perte d'argent liée au chômage partiel

A quoi sont dus ces imprévus financiers ? Dans le détail, 19% des personnes interrogées disent avoir subi une perte financière liée au chômage partiel, 15% à la suite d'un arrêt total d'activité et 8% après une perte pure et simple de leur emploi.

Et cette situation fait monter les inquiétudes... Davantage de Français (34%) ont ainsi craint récemment de devoir faire face à un imprévu budgétaire, un chiffre qui grimpe à 62% chez les familles monoparentales et 42% chez les moins de 35 ans.

Le crédit à la consommation en hausse

Le premier recours a consisté à puiser dans l'épargne personnelle (62%). La modification des habitudes de consommation a été la deuxième solution la plus choisie, mais elle accuse une chute de 11 points depuis 2016. "À noter aussi que les plus jeunes privilégient de leur côté le duo épargne personnelle et renoncement à un achat coup de coeur", écrit CSA Research.

Le crédit à la consommation, alternative en forte progression (+8 points en quatre ans), s'est imposé comme la troisième bouée de sauvetage...

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