Arrêt maladie "immédiat" : 65.000 demandes déposées depuis janvier

Arrêt maladie "immédiat" : 65.000 demandes déposées depuis janvier
Test PCR, affiche, covid-19, coronavirus

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 02 février 2021 à 13h07

"C'est un volume raisonnable, stable et conforme à la cible. La mesure atteint son objectif, donc nous allons poursuivre sa mise en oeuvre", a indiqué le directeur de l'Assurance-maladie...

"C'est un volume raisonnable, stable et conforme à la cible. La mesure atteint son objectif, donc nous allons poursuivre sa mise en oeuvre", a indiqué le directeur de l'Assurance-maladie...

Pas de ruée sur les arrêts de travail lié au Covid-19... Alors que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) craignait "un absentéisme incontrôlé", le dispositif, lancé le 10 janvier dernier, permettant aux personnes présentant des symptômes de la maladie d'obtenir un arrêt de travail immédiat, a été demandé 65.600 fois, selon les chiffres communiqués par l'Assurance-maladie aux 'Echos'.

En trois semaines, l'Assurance-maladie a ainsi enregistré en moyenne 3.000 arrêts automatiques par jour. Ce chiffre est largement inférieur aux 30.000 arrêts ordinaires quotidiens demandés, avant l'irruption du Covid-19 en France en 2020.

"C'est un volume raisonnable, stable et conforme à la cible. La mesure atteint son objectif, donc nous allons poursuivre sa mise en oeuvre", a estimé le directeur de l'Assurance-maladie Thomas Fatôme au quotidien.

"Pas de dérive"

Le taux de positivité au virus de ces patients en "arrêt automatique" atteint plus de 30%, alors qu'un peu moins de 7% des tests réalisés en population générale sont positifs. "C'est quatre fois plus que le taux normal, ce qui prouve que l'on parvient à toucher le public cible", s'est-il félicité, précisant que la durée de l'arrêt est en moyenne de 1,9 jour.

"On ne constate pas de dérive", a par ailleurs souligné Thomas Fatôme. A date, seuls 2% des dossiers n'étaient pas conformes aux critères d'indemnisation, sur 100 contrôles par jour, en raison d'absence de symptômes déclarés ou de non-réalisation du test...

"Sans délai de carence ni condition d'ouverture du droit"

Pour rappel, cette dispositif, spécialement créé pour la crise sanitaire du Covid-19, permettant d'obtenir un arrêt de travail "sans délai de carence ni condition d'ouverture du droit" et ne nécessitant pas "un passage chez le médecin en amont", doit permettre de "gagner en efficacité" face à l'épidémie de Covid-19 selon le gouvernement.

Concernant les démarches, le salarié devra se signaler sur le site "declareameli.fr" ou "declare.msa.fr", et recevra alors un récépissé à fournir à son employeur pour justifier son absence. Il a ensuite deux jours pour réaliser un test PCR. Dans le cas où le test est positif, l'arrêt de travail est prolongé. S'il est négatif en revanche, l'arrêt de travail s'interrompt.

"S'il n'y a pas d'abus et que cela permet de lutter contre la pandémie, on ne peut que s'en féliciter", a affirmé aux 'Echos' le président de la CPME François Asselin, qui souligne cependant que dans les entreprises "il ne se passe pas un jour sans qu'on nous remonte un arrêt de travail intempestif".

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