Ascoval : Bruno Le Maire appelle Vallourec à prendre ses responsabilités

Ascoval : Bruno Le Maire appelle Vallourec à prendre ses responsabilités©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 23 octobre 2018 à 14h33

Vallourec - dont l'État est actionnaire à hauteur de 15% via Bpifrance - a annoncé qu'il ne soutiendrait pas financièrement la société Altifort, candidat privilégié par l'Etat pour la reprise de l'aciérie Ascoval de Sainte-Saulve (Nord) menacée de fermeture. De quoi éloigner l'hypothèse d'une reprise du site et de ses 280 salariés.

Dans la foulée de cette annonce, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a rappelé à l'ordre Vallourec, ancien copropriétaire du site. "Vallourec a cédé le site, c'est des salariés qui travaillaient pour Vallourec et Vallourec ne peut pas écarter d'un revers de la main ses responsabilités en la matière", a affirmé Bruno Le Maire lors d'un point de presse, en marge d'un déplacement au Parlement européen à Strasbourg.

Une "Etat responsable"

"Nous avons mobilisé tous les moyens de l'Etat pour qu'il y ait une solution pour les salariés d'Ascoval et pour que l'option d'une reprise, qui a toujours été mon option privilégiée, puisse aboutir, mais nous sommes un Etat responsable et un Etat responsable ne s'engage pas à la légère vis-à-vis des salariés", a-t-il ajouté, laissant entendre que cette piste devrait être abandonnée.

La chambre commerciale du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg doit examiner mercredi les offres de reprise d'Ascoval, une co-entreprise d'Ascometal et de Vallourec exclue début 2018 du périmètre de rachat d'Ascometal par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach.

La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, était toutefois à Valenciennes mardi pour tenter de trouver une solution avec les représentants d'Altifort et des salariés.

"Trouver des solutions"

Bruno Le Maire a également riposté aux attaques de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et ancien camarade au sein des Républicains (ils ont tous les deux quitté le parti), qui accuse l'Etat de préparer "l'assassinat" d'Ascoval.

"Il n'y a pas de place pour les polémiques inutiles, les emportements faciles sur ce sujet. C'est lorsque nous sommes tous rassemblés, le repreneur éventuel les salariés, les élus locaux, les élus nationaux et le gouvernement que nous arrivons à trouver des solutions", a estimé le locataire de Bercy.

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